mardi 9 septembre 2008

Fêtes gourmandes de Lanaudière: debriefing!

À la fin du mois d'août, moi et Louis avons fait un saut aux Fêtes gourmandes de Lanaudière, découvertes via le blog d'Isabelle l'année dernière. Elles se tenaient du 21 au 24 août, à Saint-Jacques-de-Montcalm. Première impression: il y avait du monde, ça n'avait pas de bon sens! Seconde impression: il ne fallait ni déjeuner, ni dîner avant d'y aller...
Le site est très grand, mais tout de même à taille "humaine", on fait le tour en 2 heures en grappillant ici et là quelques bouchées, parfois en jouant franchement du coude. Une exposante m'a dit qu'à cause des températures médiocres, les "visites" s'étaient concentrées à certains moments, comme ce dimanche là, à quelques heures de la fermeture des festivités.

Je ne ferai pas un compte rendu exact de ma visite, mais en gros, voilà mes "plus" et mes "moins":

Les (gros) plus: beaucoup d'exposants et belle organisation. Le tout se déroule dans un parc et il y a des airs de jeux pour les enfants. Les exposants sont sympathiques et heureux de nous faire connaître leurs produits. Malgré la foule, les visiteurs sont de bonne humeur: il y a de quoi, avec toute la bouffe et les alcools en dégustation ;) Il y avait de belles surprises et découvertes dont je me souviendrai, à voir plus loin avec les photos. Pour les amateurs: il y a des conférences, des présentations et des dégustations gratuites de cuisiniers, produits etc. Il y a plusieurs stands où on peut déguster gratuitement, d'autres où il faut payer la dégustation (toujours entre 2 et 5$), la plupart où l'on peut simplement goûter du bout des lèvres puis ensuite choisir d'acheter une assiette de dégustation au producteur (le meilleur des mondes). On nous offre un sac à l'entrée, qu'on nous invite bien entendu à remplir de produits achetés sur place. Attention, les sous s'envolent rapidement, un budget est de mise tant pour les dégustations que pour les achats. Somme toute, par contre, il y a moyen de s'en sortir sans réhypothéquer sa maison.

Les (mini) moins: je trouve franchement que les producteurs de viandes toutes catégories confondues devraient se renouveler un peu... en effet, c'est excessivement frustrant de passer d'un stand à un autre et de ne découvrir toujours que de la saucisse! On ne goûte rien, dans une saucisse! C'est gras, la texture est presque toujours semblable, c'est salé... j'aurais aimé déguster un petit cube, un tartare, une tranche, un confit de toutes les belles viandes présentes, pas des dizaines de sortes de saucisses indistinguables les unes des autres.
Autre moins: parfois, je dis bien, parfois, le produit de base est excellent, mais la préparation offerte aux visiteurs est bâclée ou ne convient pas, ne rend pas grâce au produit. Il suffirait parfois de bien peu... sans donner de noms, je pense ici à une moutarde succulente, mais offerte en dégustation sur une tranche de saucisse (et oui...) dont le goût ne s'accordait absolument pas aux particularités de la moutarde travaillée et dont le mélange inusité donnait mal au coeur...
Autre exemple: des jalapenos marinés à se damner, un concept génial de présentation en trio, soit une petite saucisse (...misère) farcie aux jalapenos, une salsa fraîche piquante aux jalapenos, un mini muffin de farine de maïs, fromage fort et (vous l'aurez deviné), jalapenos... les intentions étaient louables, mais bon dieu, tout était ordinaire à la finale, trop salé, sucré, mouillé, sans saveur distincte, enfin, vous comprenez le drame. Parfois, on est mieux d'aller dans la simplicité, surtout quand notre produit est parfait en lui-même, ou bien alors développer avec doigté les recettes avant de les offrir au public susceptible d'acheter notre marchandise.

VERDICT!

On revient de cette escapade le ventre bien plein, le foie et le sang gorgé de cholestérol, mais un sac rempli de bonheur à la main! J'en reviens surtout avec des contacts avec certains producteurs, qui lorsqu'on s'intéresse à leurs produits, nous invitent à venir les visiter à domicile dans un cadre plus calme et intime.


MES BELLES DÉCOUVERTES...

Les produits Pur Mer des Pêcherie Manicouagan: le bonheur en bocaux! On a goûté des mactres de stimpson, des buccins en boîte succulents (meilleurs que ceux que j'ai mangé marinés ou en saumure par le passé) et on est reparti avec un bocal de turbot mariné à manger à l'apéro ou en salade.

Les merveilleux produits de La belle excuse, des vinaigres, mais SURTOUT des huiles à se damner. Celle que j'ai acheté: l'huile d'olives noires, toute en parfum de fruits mûrs, vaut les quelques $$ de plus que l'on doit débourser pour s'en délecter sur un poisson, des légumes grillés ou avec un cube de pain frais. Mon coup de coeur!

La série de bières officielles de "L'Oktoberfest des Québécois" de la microbrâsserie Les trois mousquetaires. On a dégusté une belle pinte de Pilsner allemande blonde à 5.5% alc./vol., non-filtrée, pour 5$, avec la pinte aux couleurs de l'événement en plus à rapporter à la maison! Sympathique!
La ferme L'Oie d'Or, de Saint-Gabriel-de-Brandon, où l'on a eu la chance de déguster un burger à l'oie: un des meilleurs, sinon mon meilleur burger à vie! Sans flafla, juste de la viande légèrement assaisonnée. On goûte vraiment la viande, on reconnaît une texture, un grain particulier. Délicieux! Une palme à la gentillesse des dames aux fourneaux!

Finalement, et je termine par la crème de la crème, le Domaine Maurel-Coulombe de Saint-Jean-de-Matha! Il s'agit d'un élevage fermier de canards à foie gras, gavage artisanal. On a dégusté une assiette gourmande qui nous a fait voyager et on y a été invité à visiter la ferme.


lundi 8 septembre 2008

L'automne en conserve: champignons sauvages (ou non) marinés à l'huile citronnée

J'avais un monstrueux champignon homard qui me narguait de sa peau rêche et orangée (non non, je ne parle pas de votre vieille tante passant ses hivers en Floride) et j'hésitais entre le faire sécher ou le congeler afin de pouvoir bénéficier de son goût et de sa texture jouissivement délicieusement craquante et croquante durant les prochains mois. Finalement, j'ai opté pour une solution beaucoup plus gourmande (et moins économique...): des conserves à l'huile! Bien entendu, malgré sa grosseur étonnante, il me fallait lui choisir quelques comparses afin de faire une quantité acceptable de conserves... j'ai opté pour un mélange économiquement viable et gustativement acceptable: des champignons de couche blancs et cafés en bonne quantité, des king erridge (une sorte de magnifique pleurote à gros pied), des shiitake, des lobster (du nom peu ragoûtant de "dermatose du russule"), et finalement des pleurotes toutes fraîches (attention, quand elles ont une petite mousse sur le pied ou sur la coquille, elles ne sont plus fraîches). On peut garder ces pots à la température de la pièce 3 mois. Je déguste le tout simplement à l'apéro, avec un peu de baguette, en prenant soin de bien imbiber le pain de l'huile savoureusement aromatisée. On peut choisir le vinaigre qui nous inspire, la prochaine fois, j'opterai pour un vinaigre à l'estragon. On ne doit pas lésiner sur la qualité des huiles utilisées, ce sont des conserves luxueuses, à quoi bon les "scraper" avec une huile de moindre coût et goût!

Champignons sauvages marinés à l'huile citronnée (6 pots de 250ml)

1.6 kilos (3.5 livres) de champignons au choix (7 paquets de champignons de couche)
Vinaigre blanc (au autre, au choix)
1 c. soupe de sel
Zeste de 2 citrons non traités
1 c. soupe de poivre noir concassé
1/2 c. thé d'herbe séchée au choix (origan, marjolaine, basilic, estragon etc.)
Huile de pépin de raisin
Huile d'olive extra vierge (un mélange de 175ml de chaque huile a été suffisant pour moi)

Essuyer ou nettoyer les champignons selon la variété. Tailler les extrémités au besoin et couper selon la grosseur désirée et la taille des champignons utilisés.

Amener à ébullition dans une grande casserole du vinaigre mélangé à la même quantité d'eau. Ajouter le sel. Y jeter les champignons, ramener à ébullition et calculer 15 minutes à léger mijotement. Bien égoutter dans une passoire pour enlever tout surplus de vinaigre. Empotter serré dans des pots de 250ml stérilisés, parsemer dans chaque pot un mélange de poivre, fines herbes et zeste de citron. Remplir du mélange d'huile à la température de la pièce. À l'aide d'une baguette de bois, racler le bord des pots pour faire monter les bulles d'air, réajuster la quantité d'huile. Fermer et stériliser 15 minutes à l'eau bouillante. Se conserve 3 mois.

Source (avec légères modifications): Champignons à l'huile de "La Bible des conserves" de Louise Rivard, éditions Modus Vivendi



Pique-nique gourmand et gourmandises salées lors d'une journée glacée

7 septembre 2008: pique-nique gourmand au parc Jarry, à quelques minutes à pied de la maison. Au menu: autant de desserts que de plats et bouchées salées, du vent, du froid, des nuages et plusieurs blogueuses à rencontrer ou à re-rencontrer. J'en suis revenue le ventre bombé et avec un plat rempli de petits trucs sucrés à grignoter cette semaine. Je sais déjà ce que vous vous demandez: "mais kossé ça, la souris en chocolat"? C'est l'oeuvre de Jasmine (ou de son copain? Je ne sais plus trop...), qui semble avoir toute une imagination! Moulée dans le plastique recouvrant la dite souris, sous un craquant chocolat noir, on retrouvait un mélange fondant de gâteau au fromage! Qui peut se targuer d'avoir en cuisine d'aussi belles idées?

Ma palme va donc, toutes catégories confondues, aux dentelles de noix de pacanes, beurre de clémentine, de Jasmine. Délirant et calorifique à souhait! (elle mettra bientôt la recette sur son blog)

Une mention honorable, très honorable, même, pour le gâteau bavarois au fromage, pommes et amandes d'Anna! Je viens d'en manger un morceau, dieu qu'il est bon!

Certificat d'originalité pour les très mignonnes poutinettes et radieux mini burgers de Mylène, la soeur de Jasmine (j'ai malheureusement oublié de prendre les burgers en photo).
Sur le blog de Jasmine, vous pouvez voir les détails du menu de ce jour là, photos à croquer, comme toujours sur son blog! Je ne vous fais pas plus attendre, je vous donne mes petites recettes...

Donc, pour commencer, des mini pissaladières (oui oui, je sais, la photo est très moche, sur le blog de Jasmine, elle est beaucoup plus jolie). On mange ces bouchées chaudes ou tièdes. Ce jour là, vu la température, elles ont rapidement tombé sous la barre de la tiédeur. Dommage, car froid, ça n'a plus rien à voir! Veuillez me pardonner les indications approximatives, je fais cette recette sans recette, donc, c'est du à peu prêt et de toute façon, vous garnissez selon l'humeur ou votre radinerie ;)

Petites pissaladières (30 bouchées)
2 gros oignons espagnoles coupés en deux et émincés finement (moi, un blanc et un rouge)
1 c. thé de sucre (plus ou moins selon le taux de sucre des oignons)
1 c. soupe d'huile d'olive (ou un peu plus)
Sel, poivre du moulin
Thym frais au goût
Lavande au goût (pas beaucoup, le goût est puissant, on peut aussi l'omettre)


1 carré de pâte feuilletée du commerce (j'aime bien la pâte de la boulangerie Pain Doré, mais la Pepperidge farm, qu'on trouve en épicerie, est aussi acceptable)
100g de fromage de chèvre frais (environ)
70g de tapenade d'olives noires (environ, et elle doit contenir des anchois)
Une quinzaine d'olives kalamata, dénoyautées et coupées en 4

Faire confire les oignons tout doucement avec l'huile, le sucre, le sel, le poivre, le thym et la lavande dans une poêle à feu doux. Ajouter un peu d'eau si les oignons commencent à caraméliser ou à attacher. Le secret est de faire cuire longtemps sans faire dorer, ils vont devenir translucides et développer de magnifiques arômes. J'ai cuit les miens au moins 30 à 40 minutes, en ajoutant plusieurs fois un peu d'eau et en brassant souvent. Réserver.

Étaler la pâte feuilletée en rectangle, couper des carrés pour obtenir environ 30 pièces. Placer sur une plaque à pâtisserie et tartiner d'une généreuse couche de tapenade. Garnir chaque carré d'une petite portion d'oignons confits, puis d'un peu de fromage de chèvre. Terminer avec deux lamelles d'olives noires. Réfrigérer une petite demi heure (ou plus) avant d'enfourner à 375 jusqu'à ce que la pâte soit dorée. Il se peut que les pissaladières du bord de la plaque cuisent plus rapidement, vous n'aurez qu'à les retirer à mesure. Servir chaud ou tiède.

Louis était là, ainsi que Riri: que voulez vous, il y avait promesse de se faire péter la panse, ces deux là ne pouvaient être absents!
L'autre recette en est une délicieuse que je fais normalement avec une longe de porc, inspirée d'une recette d'un prof de l'ITHQ que je ne retrouve pas et dont je ne me souviens plus du nom (désolée...). J'ai opté ici pour un gros filet de porc, histoire de faire des bouchées d'une grandeur acceptable. Attention tout de même à choisir un filet ayant un bon "rayon" égal tout le long de la pièce de viande, car l'idée est de faire un trou dans le filet bord en bord et de le farcir du chorizo entier, comme on entrerait une jambe boudinée dans des jeans trop étroits. Dans ce cas comme dans l'autre, vous verrez, ça n'a rien d'élégant mais ça en vaut le coup! Je sers avec une mayonnaise maison à l'harissa et à la lime. Je la fais toujours trop volcanique, et je suis la seule à en manger... la prochaine fois, je penserai aux autres un peu plus, promis, et basta pour mes papilles mexicaines!

Filet de porc (ou longe) farci au chorizo, mayonnaise piquante lime et harissa

1 très gros filet de porc ou une longe de porc
1 chorizo fort assez sec (je l'achète chez William)
Sel, poivre du moulin
1 c. thé d'huile d'olive

À l'aide d'un couteau à fileter le poisson, faire un trou de bord en bord du filet de porc sans l'ouvrir ou percer la viande sur les côtés (bonne chance si vous avez acheté un petit filet...), l'incision doit être assez large pour insérer le saucisson, donc c'est important d'avoir un filet de porc d'une bonne largeur égale. Insérer le chorizo dans le trou, bien répartir le filet en le "triturant" afin d'avoir une pièce de viande qui cuira de façon égale. Saler et poivrer le filet de porc, le faire revenir dans un peu d'huile, puis faire cuire à 350 jusqu'à cuisson complète (c'est assez rapide, car le chorizo est déjà cuit. Par contre, la viande ne doit pas être rosée car la texture sera moins intéressante une fois froide). Mettre le filet au frigo jusqu'à complet refroidissement (idéalement, une nuit) avant de le couper en tranches très fines. Engouffrer les bouts de chorizo qui dépassent ;)

Mayonnaise piquante lime et harissa

1/2 à 2/3 de tasse de mayonnaise maison ou du commerce
Zeste de 2 limes
Jus de 1 lime (utiliser ce jus pour la mayonnaise si vous la faite maison à la place du citron)
Harissa au goût (moi, au moins 1 c. thé mais à vous de voir votre limite)
Poivre du moulin

Mélanger le tout, laisser "infuser" les saveurs quelques heures avant de servir. Garnir de paprika fort ou de cayenne et de quartiers de lime. Ce serait délicieux aussi avec de la coriandre fraîche!

Merci à toutes (et tous) pour ce petit moment gourmand, c'est juste dommage que la rencontre se soit terminée rapidement à cause de cette température automnale, mais on se reprendra! Tout était savoureux, je vous incite fortement à aller fureter du côté des blogs de tout ce beau monde pour plus de recettes et de détails! De gauche à droite et de haut en bas sur la photo, pour aller visiter leurs blogs, donc: Christine du blog "Le bonheur se cuisine", Katia de "Katia au pays des merveilles", Jasmine de "Jasmine cuisine", Monique, qui n'a pas de blog mais cuisine très bien, moi-même, puis en bas, Mylène, qui elle non-plus n'a pas de blog de cuisine mais se débrouille mieux que bien, Anna, de "La cuisine d'Anna", puis enfin Isabelle, de "Zola soleil... sous le soleil, cuisine et vélo". Malheureusement pas sur la photo mais ayant tout de même fait son tour, Diane, de "Les carnets de Miss Diane".

J'ai mis la recette de champignons sauvages marinés sur le billet suivant, ne la manquez pas, elle est délicieuse!

mardi 19 août 2008

Comment ne pas scraper le marathon de mon chum? Test n. 1: le petit gâteau sport genre pain d'épice maison!

Comme certains d'entre vous le savez, le beau Louis s'entraîne pour un autre demi marathon. Si je n'avais pour témoins ses baskets et chandails à l'odeur de putois en processus avancé de décomposition, je devrais légitimement me demander si il n'entretient pas une relation soutenue avec une tierce personne: il est TOUJOURS en train de s'entraîner. Qui plus est, comme vous le savez tous, on est en "période olympique", ce qui fait que les heures qu'il ne passe pas à jogger, il les passe à regarder les autres jogger. Le paradis!!! Qui veut ma place?

Pour me faire pardonner les quelques séances de ralâge que je lui ai servies ses derniers temps à ce sujet, je me suis donc dit que je devrais peut-être l'encourager un peu en l'aidant à s'alimenter correctement d'ici le jour "J". La dernière fois, il a tenté un régime un peu weerd ne contenant pratiquement que des papates à rien (bon... je dois avouer que c'est moi qui lui ai proposé de faire ce régime dégueulasse). Après 16 heures (...), il a craqué et s'est commandé un plantureux "repas poitrine" au St-Hubert BBQ. Sachant maintenant que les régimes drastiques ne servent à rien avec lui (avec personne, pour être plus exacte), j'ai décidé plutôt de m'attaquer à ce qu'il mangera juste avant la course, pour maximiser sa performance (en plus de cela, bien entendu, je tenterai de cuisiner le plus de protéines et glucides et le moins de lipides possibles dans les 4 jours précédant l'événement).

Après avoir sélectionné une recette, j'ai décidé de faire des tests: je bourre Louis de gâteau quelques heures avant ses gros entraînements, et je l'observe... sa performance s'est elle améliorée? Sa digestion est-elle "régulière", des ballonnements, constipation peut-être? (il sera très heureux de voir que je m'implique autant dans son projet, et surtout que j'en parle ici, je vous assure!).

Blague à part, cette recette est particulièrement intéressante en plus d'être délicieuse. Parfait avant un effort soutenu, en plus de se congeler et de se cuisiner en petites portions (plus faciles à transporter et à congeler). Vous pourriez ajouter des fruits secs, des noix, des éclats de chocolat, omettre les épices ou en choisir d'autres au goût, le tout est de garder les proportions générales. Pour ceux qui préparent un marathon, sachez qu'il convient de consommer tout de même ces petits gâteaux (à raison du 1/3 de la recette environ, selon votre poids) quelques heures avant la course (idéalement 3 heures). Ils seront plus digestes si vous utilisez du lait de soja ou du jus d'orange plutôt que du lait ou du babeurre, à vous de voir ce qui vous convient en testant ces petites choses sur vous dans les semaines précédant votre performance.

Petits gâteaux sport genre pain d'épice (8 portions)

250g de farine (de la farine blanche avant le marathon pour diminuer les fibres)
250g de miel liquide
1 c. thé de bicarbonate de soude
200 ml de babeurre (ou jus d'orange ou lait de soja ou lait)
12g de levure chimique
1/4 c. thé de cardamome
1/2 c. thé de piment de la Jamaïque
1 c. thé de mélange d'épices douces (clou, cannelle, muscade)

Mélanger tous les ingrédients intimement, verser dans un moule à cake en silicone ou des moules individuels genre muffin ou cannelés en silicone (l'idée est de ne pas utiliser de matière grasse pour faire cuire les gâteaux. Attention à utiliser des moules de qualité car les gâteaux ont tendance à se démouler difficilement dans des moules rigides). Cuire à 350 (175) 30 minutes pour des petites pièces, et de 40 à 50 minutes pour un cake entier. Attention, ils gonflent beaucoup!

Source: j'ai pris cette recette comme base en la modifiant selon mes besoins. À noter que c'est une base qu'on retrouve un peu partout sur le net, je ne connais pas la source d'origine.

lundi 18 août 2008

Escalope à la viennoise et sa garniture des grands jours (ou Wiener schnitzel en robe de gala), salade de pommes de terre tiède aneth et poivrons doux


J'ai toujours détesté les escalopes de veau, probablement à cause d'un traumatisme quelconque avec une escalope de veau à la milanaise bourrée de parmesan cheap Kraft et de sauce tomate vaguement sucrée de l'époque de mon enfance. J'ai changé mon fusil d'épaule lors de mes cours de cuisine à l'ITHQ, un jour un peu dépriment où, comme de raison, on cuisinait à 8h du matin abats, viandes et sur-viande. Cette journée là, je me souviens qu'au menu, on ne faisait quasiment que des escalopes, vous imaginez à quel point j'étais emballée :S

Tout particulièrement, cette recette à l'agenda n'arrangeait rien: "Escalopes à la viennoise"... quelle horreur: des escalopes, une odeur de friture, des oeufs durs, des anchois! Devant mon café, en faisant mon plan de travail de la journée, je me demandais vraiment quelle maladie incroyable je pourrais imaginer pour me sortir de ce cauchemar.

J'ai bien fait de manquer d'imagination (ou du courage qu'il m'aurait fallu pour affronter un chef éventuellement frustré après moi le lendemain matin, assez frustré pour me demander de faire le ménage dans les pièces de viande sous vide mal étiquettées dont la moitié étaient passées date depuis des semaines...). Quelle révélation!!! Béate de bonheur, j'ai dévoré en cachette (on est pas supposé "manger", on doit simplement "goûter", hein!) mon escalope à l'allure un peu "kétaine" , avec sa tranche de citron, son décor bariolé d'oeuf dur et de persil. Croyez-moi: le mélange particulier des saveurs et textures est une merveille, sans parler des contrastes chaud-froid de l'escalope et de sa garniture: même à 9h du matin, je n'ai pas résisté, c'est tout dire! Trop lâche pour retrouver la recette originale dans le fouilli de recettes imprimées du temps de mes études, j'ai décidé de faire appel à ma mémoire (et à une recherche rapide sur le net pour les proportions), ce qui a donnée celà:
Escalope à la viennoise et sa garniture (wiener schnitzel) (pour 4)

4 belles escalopes de veau (ou 8 si elles sont petites)
Sel et poivre du moulin
1 œuf
1 c. soupe de lait
25g de farine
150 g de chapelure
Huile pour la cuisson

Garniture

4 à 8 filets d’anchois à l'huile (2 par personnes, je trouve celà parfait)
Quelques câpres
4 tranches de citron
2 œufs durs (les jaune doivent être bien cuits)
4 c. soupe de persil plat haché

Assaisonner les escalopes, les passer dans la farine, puis dans l'oeuf battu avec le lait, puis dans la chapelure.

Faire chauffer l'huile dans une poêle (il doit y en avoir suffisamment pour couvrir le fond de la poêle), puis faire colorer les escalopes des deux côtés (elles doivent dorer uniformément sans brûler).

Pour la garniture: Rouler un filet d'anchois sur lui-même en l'enroulant autour d'un doigt, puis le déposer sur une tranche de citron. Farcir le filet de câpres (ou d'un capron), puis répéter 4 fois.

Hacher les jaune et les blancs d'oeuf séparément.

Garnir chaque escalope d'une tranche de citron à l'anchois et décorer joliment l'assiette de la garniture de blanc d'oeuf, de persil et de jaune d'oeuf.

Je mange mon escalope après l'avoir bien aspergée de jus de citron et étendu toute la garniture ainsi que les filets d'anchois sur sa surface. C'est délicieux! Un des meilleurs accompagnements, évidement, reste la salade tiède de pomme de terre, dont voilà ma version:

Salade de pommes de terre tiède à l'aneth et aux poivrons rouges (4 à 6 portions en accompagnement)

600g de pommes de terre (3 très grosses)
2 poivrons rouges hachés
1/2 oignon rouge haché
2 oignons verts hachés
2 c. soupe d'aneth frais haché
1 c. soupe de moutarde à l'ancienne
1.5 c. soupe de vinaigre de cidre
3 c. soupe d'huile (moitié canola, moitié olive)
Sel et poivre
Crème sure pour garnir

Faire cuire les pommes de terre entières dans l'eau salée. Égoutter, peler et couper en dés.

Mélanger dans un grand bol la moutarde, le vinaigre, l'huile, le sel et le poivre. Ajouter tous les autres ingrédients (sauf la crème sure) et mélanger délicatement. Servir garni de crème sure.

On peut doubler la vinaigrette et omettre la crème sure.



mercredi 13 août 2008

Spaghettis à la ricotta et aux légumes croquants

Un petit repas de semaine épatant, rapide et savoureux, pas cher et permettant de "passer" les fonds de frigos, vous en dites quoi? Ces pâtes son excellentes et sont de celles avec lesquelles on peut jouer: un peu de tel reste de fromage râpé par ci, un peu de tel reste de légume par là (je pense à des oignons verts, à des haricots fins blanchis, à des courgettes crues coupées à la mandoline, à des petits pois vapeur, à des lamelles de portobello frais etc.). Vraiment un succès, quoi, et cela donne deux bonnes, très bonnes portions, possiblement trois si ça n'avait été de mon marathonien en manque de glucides lents...

Spaghettis à la ricotta et aux légumes croquants (pour 2 à 3)

250 g de spaghettis
200g de ricotta léger 5%
1 oeuf entier
90 ml de lait
40g de persil plat haché grossièrement
30g de basilic haché grossièrement
1/2 oignon blanc haché finement
1 gousse d'ail pilée
1 poivron rouge haché finement
Sel, poivre du moulin
Parmesan ou de pecorino râpé au goût

Faire cuire les spaghettis à l'eau bouillante salée, jusqu'à cuisson al dente, égoutter.
Mélanger dans un grand plat de service la ricotta, l'oeuf et le lait jusqu'à obtention d'un mélange homogène, puis ajouter tous les autres ingrédients.

Verser les pâtes et remuer délicatement, servir immédiatement.

Source: Le grand livre de la cuisine italienne, Marabout chef hors série: Spaghettis à la ricotta (avec quelques modifications)

mardi 12 août 2008

Quand un pain de viande devient une pièce de choix! (chevreau farci à l'aubergine grillée, noix de pin, feta de chèvre, épinards et aneth frais)


J'avais du chevreau haché au congélateur depuis une semaine ou deux et je me demandais franchement quoi en faire de vraiment génial, à part de burgers. Puis, il y a deux jours, j'ai ridiculement fait de l'insomnie À CAUSE DE ÇA!!!! Je m'inventais des recettes idiotes et ça m'empêchait bien entendu de dormir. De là est né ce pain de viande revisité-classe-sexy-digne d'un souper en tête-à-tête. Je ne sais pas trop pourquoi, mais ça fonctionne vraiment, c'est savoureux, le mélange des goûts et textures est épatant (et là, imaginez, je parle tout de même d'un insignifiant pain de viande!!!), enfin, moi et Louis, on s'est dit qu'on aurait pas honte d'inviter n'importe qui à déguster ça lors d'une soirée sympa ( ce qui ne veut pas dire que nous accepterons de partager nos restes avec vous, donc de grâce, ne vous présentez pas à ma porte demain matin!).

Vous n'avez pas de chevreau? Prenez de l'agneau à la place! Vous n'avez pas de veau? Prenez du porc! Finalement, on aime le goût "caprin" du chevreau, de l'agneau, voir de la chèvre, et l'onctueux du porc ou du veau pour "remplir" l'espace protéinique restant.

J'ai servi simplement avec une salade de concombre à l'aneth hyper simple (concombre épluché et coupé en tranches fines au couteau économe + vinaigre de cidre + sel + poivre + aneth frais) et quelques pointes de pita de blé.

Pain de viande de chevreau farci à l'aubergine grillée, noix de pin, feta de chèvre, épinards et aneth frais (6 portions)

454 g (1 lbs) de chevreau haché (ou agneau ou chèvre)
454 g (1 lbs) de veau haché (ou porc)
50 g de noix de pin grillées
1 oignon haché finement
1 c. thé d'huile d'olive
1 gros oeuf
Paprika fort au goût
Sel et poivre du moulin
1/2 tasse de vin rouge

Farce
1 aubergine
1 gros paquet d'épinards
200 g de feta émietté (un fromage de chèvre serait aussi bon)
1 gros oeuf
2 c. soupe d'aneth frais haché
Poivre du moulin

Faire revenir l'oignon dans l'huile d'olive. Mélanger tous les ingrédients du pain de viande (y compris les oignons), sauf le vin rouge (attention à ne pas trop saler car le feta est déjà très salé). Réserver.

Sous le gril (à "broil"), faire cuire l'aubergine sur un papier aluminium. La tourner de temps à autre jusqu'à ce que la peau craque et gonfle et qu'un couteau transperce le légume sans résistance. Éplucher, puis hacher la chair.

Faire cuire à l'étuvé les épinards (lavés et essorés) sans ajouter plus d'eau, dans une casserole à couvert jusqu'à ce que les épinards soient tombés. Les éponger soigneusement et les hacher.

Mélanger tous les ingrédients de la farce.

Sur un papier ciré ou aluminium, étaler le mélange de chevreau en grand rectangle. Étaler sur la farce en prenant soin de laisser un bon espace au "bout" du rectangle, là où se fera la "soudure". À la façon d'un sushi, rouler à l'aide du papier jusqu'à obtenir un rouleau de viande bien fermé. Délicatement, à l'aide de spatules, mettre le pain de viande dans un plat allant au four. Arroser de vin rouge et enfourner à 350 (175) 1h à 1h15 en arrosant de temps à autre.

Pour le service: couper au couteau dentelé. On peut passer le liquide de cuisson au chinois et le faire épaissir à la fécule de maïs dans une petite casserole puis le servir comme sauce. Elle sera savoureuse mais la texture restera légèrement grumeleuse à cause du feta.



Source: une nuit d'insomnie à Montréal à la mi-août