vendredi 2 août 2013

Tarte salée ricotta et bette à carde


Je ne m'attendais pas à grand chose de cette recette bidouillée. En fait c'était plutôt une manière de tester une technique inusitée pour faire une pâte à tarte rapide. Une pâte à tarte dite "à la casserole" qui se fait à chaud, en faisant fondre simplement du beurre dans de l'eau bouillante et en ajoutant ensuite dans la casserole la farine, comme on ferait une pâte à chou. J'étais sceptique et ma conclusion de l'exercice c'est que j'avais bien raison de l'être. Résultat: une pâte dure, pas très feuilletée, graisseuse. Ordinaire de chez ordinaire quoi. Devant un échec cuisant avec une première "batch" de tartelettes pâte d'amande, abricots et miel, j'ai hésité avant de jeter le reste de cette masse gluante. Puis j'ai découvert au fond du frigo une botte de bette à carde en train de rendre l'âme. Tient, un autre truc qui ne m'inspire pas. Arf... et puis tant qu'à y être je vais les marier...
 
 
À la finale le résultat est vraiment très réussit. La douceur de la ricotta vient compenser pour la saveur puissante et terreuse de la bette à carde et tout ce beau monde fait le party dans la croûte malgré qu'elle soit tout sauf savoureuse. Imaginez avec une pâte mangeable...
 
 
 
Tarte salée ricotta et bette à carde
 
Pâte brisée (maison ou du commerce mais de grâce, mangeable)
1 pot de ricotta
1 botte de bette à carde
2 gousses d'ail
1 c. soupe d'huile d'olive
2 œufs
2 c. soupe de crème
Sel, poivre
 
Hacher la bette à carde et la faire revenir dans l'huile avec l'ail. Saler et poivrer. Réserver.
Abaisser la pâte dans un moule à tarte.
Répartir la ricotta en "mottes" dans la croûte, puis parsemer la bette à carde uniformément.
Mélanger les œufs, la crème, le sel et poivre et toute herbe ou épice de votre choix et couler doucement dans la tarte en prenant soin de ne pas en verser entre la croûte et le moule.
Faire cuire à 375 jusqu'à ce que la pâte soit dorée et le centre de la tarte ferme.

samedi 27 juillet 2013

Pop corn caramel au miel et arachides rôties inspiration Barbie

Je sais bien que durant mon absence plutôt longue de la blogosphère culinaire, chaque blog de cuisine a eu droit à une sinon deux sinon mille recettes de pop corn au caramel. Mais... que voulez-vous, c'est juste bon, cochon, addictif cette recette. De la bombe, de la drogue légale, de quoi vous faire des amis sinon un nouveau partenaire de vie!



C'est une recette de cette chère Barbara, reine du sucré-cochon-maison, adaptée très légèrement à la sauce "j'haïs ben ça le sirop de maïs pis j'aime pas mal mieux notre bon miel du Québec et tant qu'à faire je vais ajouter des peanuts".

Pop corn caramel au miel et arachides rôties

(entre parenthèses recette originale)

3/4 tasse de grains de maïs à éclater
1/2 tasse de beurre salé (non salé)
1/2 tasse de miel (sirop de maïs)
1 tasse de cassonade
1 c thé de vanille
3/4 c. table de bicarbonate de soude
1/2 tasse d'arachides rôties hachées au couteau

Faire éclater le maïs (indications sur le sac, au chaudron avec un peu d'huile ou à a machine à pop-corn si ça existe encore). Retirer les grains non éclatés et réserver.

Dans un chaudron, faire chauffer le beurre, le miel et la cassonade, après la première ébullition laisser cuire quelques minutes (environ 5 mais attention à ne pas brûler le caramel) en brassant sans arrêt. Retirer du feu et ajouter la vanille, brasser à nouveau, puis ajouter le bicarbonate (le caramel va mousser), brasser encore et ajouter le maïs et les arachides en prenant soin de bien enrober uniformément les grains.

Étaler le mélange sur une plaque à pâtisserie avec un sealpat, et enfourner à 300 degrés pour une heure en sortant la plaque aux 15mn pour brasser le tout et assurer une cuisson uniforme.

Transvider dans un rand bol et défaire les grains pour s'assurer qu'ils ne collent pas tous ensemble en refroidissant.

Se garde dans un contenant hermétique une fois très bien refroidi.

 

Attention, ça donne mal au cœur si on en mange trop... vraiment là... mais c'est difficile d'arrêter alors je vous suggère de vous munir d'une de ces bouteilles de liquide rose barbapapa le premier soir. Ce n'est pas une blague.


Source: Barbara

Ce blog existe encore! Porc tonkatsu et sauce maison bien space

Puisque ce blog ne s'est jamais auto détruit à force de ne pas l'entretenir, nous allons lui laisser une petite chance et le nourrir un peu. T'sais, juste pour voir s'il peut se relancer ou s'il est trop tard pour la respiration artificielle à petite dose de sucre et de cochonnailles.

Comme vous pouvez l'imaginer, si vous avez un minimum d'imagination, dans les 3 dernières années nous avons continué à manger. Oui oui! Nous sommes toujours trois, moi, Éli qui a maintenant 3 ans et qui mange de tout et n'importe quoi, et notre cher Louis (qui cuisine toujours aussi bien (!!!) D'ailleurs il a l'année dernière inventé une nouvelle recette, le foie de veau fumé. Il a pris pour 30$ de foie de veau -oui, ça se peut 30$ de foie de veau- il l'a saupoudré de cassonade, et il l'a fait fumer sur notre fumoir... pas de sel, pas d'épices, juste de la bonne cassonade, du foie et de la boucane.  À la finale, ça ressemblait à une sangsue géante. Ça en avait aussi la texture et probablement le goût. Maintenant on sait pourquoi en faisant une recherche sur le net, c'est impossible de trouver la technique du foie fumé. C'est pas mangeable.). 
 
 

Bref, on mange encore, nous. Et on mange de bonnes choses en plus! Ici il s'agit de porc tonkatsu. Kessé-ça me direz-vous? C'est un plat japonais de porc pané et frit, servi avec une sauce du même nom. En fait je ne suis pas du tout fan de friture maison mais ce plat... ce plat... argh! J'en ai mangé maintes et maintes fois au restaurant, version pétoncles et version poulet, et ma question a toujours été: mais... je mange quoi en ce moment? Car en effet, la sauce, on ne sait pas! C'est bon, mais c'est QUOI? Sur le net, j'avais vérifié à l'époque, et les blogs étaient ponctués de versions à base de ketchup, de sauce anglaise, bref, une de ces sauces de sauces qui ne me semble pas du tout fiter avec l'image que j'avais d'une recette japonaise. Jusqu'à ce que je tombe sur ce cher Ricardo avec sa recette weird à base de pruneaux, de dattes, d'épices et de vinaigre. Je ne sais pas si ça s'approche plus de la véritable recette mais sa composition, cette fois, m'appelait.
 
 
 

À la finale la saveur est délicieuse, elle s'approche réellement de celle du resto. Le goût est space, on ne s'en cachera pas, mais il s'agit d'une de ces recettes dont on est pas certains les premières bouchées, puis ensuite qui s'impose et dont on a besoin de se goinfrer de façon cyclique. Pas de problème de ce côté, puisque la recette donne un bon 3 tasses et qu'on en consomme que quelques cuillères à la fois. Elle se garde en principe plusieurs semaines au frigo, j'ose imaginer qu'on peut à la limite la congeler pour "étirer la sauce"...

J'ai servi la chose avec une salade de chou vert et radis délicatement aromatisée au sésame et au zeste d'orange. Pas de recette, j'ai taillé, pitché, touillé, mangé.

 

Porc tonkatsu

4 côtelettes de porc désossées de 2cm d'épaisseur
farine + sel + poivre
1 à 2 œufs battus
chapelure panko (ou bien utilisez la technique en lien avec des tranches de pain)
Huile de canola pour la friture (moi je n'ai pas fait de grande friture, j'ai simplement fait chauffer 1cm d'huile dans une poêle de là le résultat moins doré et parfait)
 
Aplatir les côtelettes dégraissées avec un attendrisseur à viande ou un rouleau à pâte. Piquer la viande à la fourchette pour briser la fibre.
 
Passer les côtelettes dans la farine assaisonnée, puis dans l'œuf puis dans la chapelure en pesant bien sur celle-ci pour la faire adhérer correctement.
 
Dans une poêle, faire chauffer l'huile et faire revenir les côtelettes jusqu'à doré, quelques minutes afin d'obtenir une cuisson à votre goût selon l'épaisseur.
 
Éponger avec un papier puis trancher, servir immédiatement avec la sauce.
 
 


Sauce tonkatsu (3 tasses)

1c thé de fécule de maïs mélangée à un peu d'eau froide
1/2 tasse d'eau
1/2 tasse de jus de clémentine ou d'orange
1/2 tasse de sauce soya
6c soupe de vinaigre de riz
1/4 tasse de mirin
2 tomates taillées en cubes
1 oignon haché
1 pomme pelée et taillée en dés
6 pruneaux séchés, dénoyautés
4 dattes Medjool, dénoyautées et coupées en dés
1 c. soupe de pâte de tomate
1/2 c. thé de gingembre moulu
1/4 c. thé de clou de girofle moulu (moi 1/2 sinon 1 c. thé entière mais j'ai un peu forcé la dose...)
1/8 c. thé de poivre de Cayenne
1/4 tasse de cassonade (moi légèrement plus)

Dans une casserole, faire chauffer la cassonade quelques minutes sans remuer jusqu'à ce qu'elle commence à caraméliser. Ajouter tous les ingrédients d'un coup (sauf la fécule délayée), amener à ébullition puis laisser mijoter une dizaine de minutes en remuant de temps en temps, à feu moyen. Ajouter la fécule, bien remuer et laisser cuire 1mn. Passer le tout au bras mélangeur, puis au tamis pour obtenir une consistance bien lisse. Rectifier l'assaisonnement en ajoutant au besoin épices, sel, piment, cassonade etc. Réfrigérer plusieurs heures.

Se garde quelques semaines au frigo.

mardi 6 septembre 2011

Un gâteau pour la reine des bananes!

Une de mes filleules vient d'avoir 4 ans. Et à 4 ans il semble qu'on sache EXACTEMENT ce que l'on veut. J'ai donc reçu un appel la semaine dernière pour cette commande très limpide: Malorie, je veux un gâteau rose, en forme de coeur, aux bananes. Ah bon, au bananes, tu es certaine? Pas au chocolat? Pas au caramel? Aux... bananes? OUI! Va pour des bananes alors, mais je vais choisir la recette la plus cochonne du net...
Pour le gâteau, j'ai pris la recette d'Isa, qui, elle, fait dans le délire délicieux avec un glaçage... aux barres Mars fondues!!!! Le gâteau est un délice, je n'ose imaginer avec la garniture décadente proposée par Isa!

Pour la crème au beurre, j'ai pris cette recette, et je dois admettre que si elle était bien bonne, je préfère les recettes de ce type qui ne contiennent pas de jaune d'oeuf. La couleur est plus belle et la texture moins dense. Mais c'est tout de même une excellente recette assez simple. Et la crème n'est pas trop compacte et difficile à étendre. J'ai simplement ajouté un colorant alimentaire pour la couleur.

Pour le reste, il s'agit simplement de crème fouettée à la vanille et de bonbons tous plus roses les uns que les autres.

lundi 13 juin 2011

Tomaticán, vous l'attendiez, il est enfin là!

Ça fait des années que je fais ce plat fantastique et je n'avais jamais pensé à le publier ici. Honte honte honte à moi. C'est dans l'ultra simple, dans le très économique, dans le végé et dans le délicieux. On mange ça avec du riz, de l'avocat et du fromage si on veut ou encore avec des tortillas, fromage et crème sure tout simplement pour un repas d'été minute.

On peut prendre des tomates fraîches ou en boîte, des fèves de lima surgelées, cuites maison ou en boîte, enfin, vous comprenez le principe on fait bien ce qu'on veut, moi je fais tout ça à l'oeil sans vraiment regarder les quantités.

C'est une recette du Chili, chippée sur le blog Saveurs et Découvertes, un bon blog un peu mort ces temps ci mais qui recèle de superbes recettes. La recette vient du livre Moosewood Restaurant Cooks at Home.

C'est très bon avec pas mal de cayenne. La dernière fois que j'ai fait ce plat je n'ai pas mis de piment ou de cayenne pour cause de bébé aux minuscules papilles intolérantes et c'était franchement moins bon. Sacrifier le goût fantastique de mon tomaticán assassin... ah ce qu'on ne ferait pas pour nos petits mange-profit...


Tomaticán

4 portions

2 tasses d’oignons hachés
1 piment fort ou 1/4 c. à thé de Cayenne 2 c. à table d’huile d’olive
2 c. à thé de cumin moulu
2 tasses de haricots de Lima congelées ( moi 2 boîtes de haricots de lima géants)
1 boîte (28 oz) de tomates entières (ou des fraîches)
2 tasses de maïs frais ou surgelé
1/4 tasse de coriandre fraîche hachée
Cheddar ou Monterey jack râpé
1 avocat coupé en cubes ou en tranches

Égoutter les tomates en boîte; réserver l’eau.

Dans une casserole, faire sauter les oignons et le piment (ou le poivre de Cayenne) dans l’huile environ 5 minutes, jusqu’à ce que les oignons soient tendres. Ajouter le cumin, les fèves de lima et faire revenir en brassant pendant quelques minutes.

Ajouter l’eau des tomates, couvrir et laisser mijoter pendant 5 minutes (sauter cette étape si on utilise des tomates fraîches). Couper les tomates à même la boîte de conserve. Ajouter les tomates et le maïs dans la casserole; mélanger. Couvrir et laisser mijoter jusqu’à ce que les légumes soient tendres, environ 10 minutes. Ajouter la coriandre, saler et poivrer; mélanger.

Servir tel quel ou garni de fromage et d’avocat.
Source: http://decouvertesculinaires.blogspot.com/2007/07/chili-con-o-sin-carne.html

jeudi 2 juin 2011

Souvlaki de tofu: quand Louis n'est pas SI déçu

Je dois avouer que ce n'est pas du jeu. Annoncer à un carnivore qu'on va manger des souvlakis et, le soir venu, lui donner à se mettre sous la dent et à faire griller sur le barbec des brochettes de tofu. Mais bon, c'est lui qui s'entraîne avec junior pour faire le marathon en poussette, c'est lui qui veut manger plus santé. Ça n'est pas tombé dans l'oreille d'une sourde!


J'ai pris du tofu extra-ferme, je n'avais pas envie que mes brochettes se carapatent à travers la grille du barbecue. Je dois avouer que j'ai pris des épices à souvlaki toutes faites. Aucune idée de la composition de cette chose, ça a un peu à vrai dire le goût de poussière... certainement qu'elles avaient un ou deux ans de trop dans mon armoire car je n'ai aucun souvenir d'avoir acheté ça un jour. Mais c'était bien bon, très rapide à cuire bien entendu, juste le temps de colorer et de faire une petite salade. À servir absolument avec de la tzatziki, un bon pita, de l'oignon en tranches fines et l'homme est presqu'au ciel, à part qu'il lui reste toujours cette petite amertume de ne pas avoir eu droit ce soir à un souvlaki au porc bien cochon.
Souvlaki de tofu (6 brochettes)

350g de tofu extra-ferme (un bloc)
2 c. soupe de jus de citron
2 c. soupe d'huile d'olive
2 c. soupe de vinaigre de cidre
3-4 gousses d'ail hachées
1 c. soupe ou plus d'épices à souvlaki
sel, poivre au goût
tzatziki pour servir (trrrrrrrès important!)

Couper le tofu en cubes pas trop gros (moi j'ai fait 30 cubes pour en avoir 5 par brochette). Mettre tous les ingrédients (sauf le tzatziki) dans un plat avec le tofu, remuer délicatement et laisser mariner quelques heures, ou même toute une nuit au frigo.


Monter les brochettes (vous pouvez ajouter de l'oignon blanc entre chaque cube pour du croquant et de la saveur). Faire griller sur le barbecue à feu vif quelques minutes en tournant une ou deux fois, le temps de colorer le tofu (pas besoin de papier alu sous les brochettes, avec du tofu extra-ferme ça ne se défait pas et ça ne colle pas).


Servir avec des pitas, de la tzatziki, une salade verte, des tomates en cubes... bref ce que vous voulez mais n'oubliez pas la tzatziki, maison ou du commerce, ça fait toute la différence!

mercredi 1 juin 2011

Gemellis à la crème, aux épinards et au saumon frais

Je fais rarement les recettes des revues de cuisine qui traînent en trop grand nombre à la maison. Je tente de me restreindre dans mes achats compulsifs de revues mais ça ne se soigne pas très rapidement. Souvent je ne fais que m'inspirer de certaines photos, certaines idées, mais en général c'est plutôt de la lecture de salle de bain. Je ne sais pas trop ce qui m'a pris de faire cette recette cette semaine, une envie de saumon probablement. Aucun regret d'avoir cuisiné du "Ricardo" cette fois, il s'agit d'un bon plat de pâtes à la crème, simple, savoureux. Parfait aussi pour passer un reste de saumon cuit sur le bbq ou au four. Ce serait excellent bien entendu avec de la truite. J'ai modifié la recette (oignon à la place d'échalote, pas de farine pour épaissir, saumon cuit régulier plutôt que confit etc.).
Gemellis à la crème, aux épinards et au saumon frais


375g de gemellis
1 oignon
1 gousse d'ail
2 c. soupe de beurre ou d'huile d'olive
1/2 tasse de vin blanc
1t de crème 15% à cuisson
1 paquet d'épinards frais hachés
1/2 tasse de parmesan râpé
2 tasses de saumon cuit en morceaux

Cuire les pâtes al dente. Pendant ce temps, dans une casserole, attendrir l'oignon et l'ail dans le beurre ou l'huile. Ajouter le vin blanc, la crème, puis les épinards et le parmesan. Mettre les pâtes dans la casserole et bien les enrober. Ajouter délicatement le saumon en bouchées. Rectifier l'assaisonnement et servir.
Ricardo Vol. 9 num. 5 p. 65 Pâtes à la crème et au saumon, avec modifications

jeudi 26 mai 2011

Tranche de vie, tranche de cake (cake rhubarbe et cardamome et bébé potelé)

La raison de mon absence (ce n'est qu'une excuse, je n'avais tout simplement plus l'âme au blog) a maintenant 13 mois. Non, je ne parle pas d'un vieux cheddar mais de mon fils. Ce n'est pas très correct de l'impliquer dans mon blog, il n'a pas l'âge pour donner son accord à être cité ou même montré ici. Tant pis, je crois bien que je serai une mauvaise mère finalement, son intégrité prend déjà le bord. Donc mon fils a 13 mois. Je n'ai plus à cuisiner des purées. Je peux recommencer même à vivre (mais pas à dormir, ça ça sera dans une prochaine vie), je peux surtout recommencer à penser à m'alimenter d'autre chose que de farine et d'huile pures pour combler mes besoins en calories (j'aurais du moins boire d'huile, j'ai tout de même quelques kilos d'accumulés...).
Voilà donc pour commencer le cake de la réconciliation, pour vous, chers lecteurs: un cake tout bon et de saison, à la rhubarbe et à ma sainte cardamome. Il me reste de la rhubarbe, je me demande quoi en faire pour vous étonner, je veux faire plus fort que la fois de l'osso bucco à la rhubarbe mais je me questionne... si vous avez des idées je suis prenante!



Cake rose rhubarbe et cardamome (il n'est pas vraiment rose sinon dans ma tête et dasn le titre de la recette)


180g de farine
3 oeufs
170g de sucre
150g de beurre
3 tiges de rhubarbe
4 gousses de cardamome ou 1c thé en poudre
5g de levure chimique
1 pincée de sel

Préchauffer le four à 350 (180).


Faire fondre le beurre sans le colorer. Couper 1/2 tige de rhubarbe en batonnets (pour la déco), le reste, tout simplement le tailler en cubes. Réduire les graines de cardamome en poudre si vous prenez des gousses entières. Beurrer et fariner un moule à cake (ou à pain).

Fouetter les oeufs et le sucre jusqu'à ce que ça double de volume. Ajouter la farine, le sel, la levure, la cardamome et le beurre fondu. Ajouter la rhubarbe. Verser la pâte dans le moule. Disposer les batonnets sur la surface du cake et enfourner. Cuire 50mn selon la recette, moi ça a pris 1h15, ça doit dépendre du moule, ce qui est important c'est qu'un couteau sorte propre du centre du cake quand vous le piquez. Laisser refroidir avant de démouler et de couper en tranches.


Et tient, une photo de ma merveille de 13 mois, lors de la seule belle journée du mois de mai 2011. Je sais, ce n'est pas politiquement correct de montrer une photo d'enfant sur un blog de cuisine. Quand je vais comprendre pourquoi je vais l'enlever mais pour le moment cette photo sent trop le printemps, j'en ai besoin.

Recette tirée de best of cakes! Marabout Chef, p. 92. avec petites modifications

mardi 24 mai 2011

La caverne d'Ali Baba du steak

Ceux qui lisent moindrement La Presse ou Le Devoir ont entendu parler de lui, je parle bien entendu de "Monsieur steak" alias Le Marchand du Bourg ayant pignon sur rue au 1661 Beaubien Est (angle Papineau).


J'avais entendu parler de ce boucher particulier avant sa fabuleuse popularité lorsqu'un ami habitant tout prêt m'a parlé de ce lieu du carnivorisme total. Quoi, une boucherie qui ne vend que quelques produits, mais qui plus est uniquement du boeuf pour l'achat immédiat? Qui se spécialise dans une pièce de viande après laquelle on doit attendre plus d'un mois avant de la déguster? Il doit être fou, c'est impossible de survivre avec ce genre de contraintes et surtout à un endroit aussi décentré que Beaubien-Papineau! Et bien il semble que l'avenir ne me donne pas raison, et tant mieux!


Il y a plus d'un mois nous avons été nous promener en famille dans ce petit coin de Montréal et j'ai eu envie de visiter la caverne d'Ali Baba du steak. C'était fermé mais Monsieur Bourg, que je soupçonne ne pas délaisser très longtemps son commerce, nous a fait tout de même visiter son antre avec une gentillesse toute particulière et un sincère plaisir en nous expliquant tout le fonctionnement de sa boucherie. Je n'ai pas d'autre mot que passionné pour décrire ce boucher. La boutique est décorée d'objets hétéroclites vintage, il n'y a pas de présentoirs, juste la chambre froide où sont accrochées les pièces à vieillir et où sont stockées les autres pièces, celles qu'on peut acheter au moment pour dégustation immédiate. C'est franchement magnifique!


On peut donc choisir de se commander des steaks vieillis, 40 jours pour ceux réguliers, il y en avait de 100 jours quand nous sommes passés (mais Monsieur Bourg semblait dire à ce moment que ça resterait plutôt pour le futur un genre de commandes particulières) et il semble qu'il puisse aller jusqu'à 120 jours selon l'article de La Presse. Et à partir de là... on attend, en regardant la date de coupe sur le calendrier! Pendant ce temps, on va à la SAQ se chercher une ou plusieurs bonnes bouteilles, on pense à nos accompagnements, et surtout on espère tomber sur LA soirée du mois de mai où il ne pleuvra pas pour manger sur la terrasse.


Le jour J on va chercher notre steak, il nous attend bien emballé dans un papier pêche, avec notre nom et le prix (parlons du prix... ne faites pas le saut, oui c'est un produit de luxe mais on a simplement à réfléchir au prix que nous devrions payer une telle pièce de viande au restaurant et on trouve cela finalement très économique. Pensez payer entre 30 et 35$ la pièce de 1 1/4 pouces). On repart avec notre petit paquet et des conseils de cuisson très précis (1 min 30 secondes de chaque côté sur une grille très chaude, puis repos avant de déguster pour une viande optimale) mais surtout en se demandant franchement ce que cette viande nous réserve comme goût? Un goût puissant, fort? C'est ce à quoi je m'attendais personnellement...

Bien stationnés devant le BBQ chauffé à bloc, montre chrono à la main, on fait cuire la bête. Ou plutôt les bêtes. Une pour Louis, une à séparer pour moi et mon père, deux appétits plutôt moyens qui sauront être heureux avec une plus petite portion. On a bien entendu fait tempérer la viande au comptoir pour ne pas lui faire subir de choc et aussi, puisqu'on va la manger bleu, pour ne pas qu'elle soit froide à coeur. Elle est franchement magnifique, aucun sang, odeur fraîche, juste au look on sait que c'est de la qualité. Cuisson, dégustation...


Après un tour de moulin à poivre et un peu de fleur de sel, c'est le moment de goûter au fruit attendu. Premièrement, la texture. La viande est excessivement tendre, ça se coupe presque comme un steak de thon. Il n'y a aucun sang, la cuisson est bleue, parfaite à mon avis pour ce type de viande. Niveau goût c'est là que je suis étonnée. Je m'attendais à une saveur puissante, forte, animale, et non, pas du tout, c'est très délicat, très raffiné. C'est vraiment une expérience particulière. Et le vin... je ne vous dit pas, un magnifique bourgogne tout en complexité qui relevait à merveille la viande vieilli.

Bon, maintenant que la bête est cuisinée, mangée, payée, digérée, allons-nous récidiver? Probablement, mais à coup de 1 fois par année. Car oui, c'est un événement cette dégustation, le processus d'attente fait partie de l'expérience, c'est comme Noël, on a autant de plaisir à attendre que ça arrive qu'à fêter le jour même et si on le fait trop souvent on perd de l'intérêt, ce n'est plus de ces événements uniques qu'on attend avec énervement.


Maintenant, il nous reste à tester les autres coupes Angus proposées plus simplement par Monsieur Bourg, de toutes manières à mon avis avec la popularité grandissante de son commerce, la liste d'attente sera de plus en plus longue, n'attendez pas trop longtemps avant de passer votre commande si vous voulez déguster ses steaks avant l'été des Indiens...


Le Marchand du Bourg, 1661 Beaubien Est, (514) 439-3373

jeudi 3 juin 2010

Tiramisu de contrebande citron, cardamome et thé noir (et qui va faire plaisir à ceux qui se tapent un régime et/ou qui sont pauvres)

Tiramisu... c'est un bien grand mot! En fait de tiramisu cette recette n'a que le paraître, et encore! Il s'agit plutôt de l'idée d'un tiramisu, une idée très fraîche, très économique et très rapide à mettre en pratique. Exit le café, exit l'alcool, exit le mascarpone, exit le cacao... ce qu'il reste? Un nuage de légèreté, de saveurs d'été et pas grand chose dans l'assiette après 2 minutes tellement ça se dévore rapidement.
C'est une recette conseillée par ma soeur, qu'elle a chipée dans le livre de cuisine "La croûte cassée". Je n'ai pas ce livre mais bon dieu, quelle belle idée que les auteurs ont eu de trafiquer un tiramisu de la sorte en utilisant du yaourt Méditéranné au citron comme base pour la crème! Ce yaourt, de la marque Liberté, est tellement riche et onctueux que bien honnêtement, une fois mélangé aux oeufs, on en distingue difficilement la nature: presqu'impossible de deviner qu'il y a du yogourt dans cette recette...

Tiramisu au citron tiré du livre "La croûte cassée" (recette modifiée, pour la recette originale se référer au site plus bas)
2 tasses de thé noir de bonne qualité
1/2 c. thé (ou plus) de cardamome écrasé
jus d’un ½ citron
4 gros œufs
1/3 tasse de sucre
Un pot de 500 g de yogourt au citron méditérrannéen Liberté
Le zeste d’un citron
Environ 24 biscuits à Tiramisu (biscuit de Savoie) ou plus, selon la grosseur du moule
Infuser le thé avec la cardamome. Y ajouter le jus de citron. Laisser refroidir.
Monter les blancs d'oeuf en neige avec 15ml de sucre jusqu'à l'obtention de pics fermes. Dans un autre bol, fouetter les jaunes et le reste du sucre jusqu'à ce que l'appareil double de volume et soit monté au ruban ( c'est monté au ruban quand on peut faire un 8 dans l'appareil et que la forme reste bien en place): il faut battre longtemps pour obtenir cette texture! Ajouter au mélange de jaune d'oeufs le yogourt et le zeste de citron, puis incorporer délicatement les oeufs en neige.
Tapisser un plat rectangulaire ou rond de pellicule plastique. Un à un, tremper les biscuits rapidement dans le thé et les disposer au fond du moule afin d'en recouvrir le fond en entier (on peut couper les biscuits, on doit utiliser le 1/3 des biscuits). Étendre la moitié du mélange au citron sur les biscuits. Répéter ces étapes, puis terminer avec le dernier 1/3 des biscuits.
Mettre une pellicule plastique sur le dessu du gâteau et déposer une assiette sur le tout en guise de poids. Réfrigérer au moins 3 heures.
Au moment de servir, démouler en retournant le gâteau dans une assiette de présentation.

Source: recette originale tirée du livre La croûte Cassée, recette prise sur ce site (celle sur mon blog a été modifiée).


dimanche 28 mars 2010

1.5 kilos de sucre, des pouliches et une petite baleine qui vous donne de ses nouvelles

Bla bla, ça faisait longtemps. Je sais.

J'ai toujours pas réglé mon problème d'appareil photo numérique, car je suis lâche et pas disciplinée. Vous avez donc droit à ce petit mot illustré grâce à l'appareil de ma soeur, puisque les photos ont été prises chez elle, à l'occasion de la fête de ma charmante nièce de maintenant 4 ans. Vous imaginez que ce fantastique château de pouliches bourré de sucre, de chocolat et de couleurs féminines, ce n'était pas mon choix...

Alors, la chose est ainsi faite: un gâteau fondant au chocolat, moulé dans un long moule à cake et deux ramequins pour faire les tours (modification: 200g de sucre plutôt que 250g et cuisson plus longue pour le cake). Le gâteau était coupé pour en faire 4 étages (les tours coupées en 2), et le tout fourré de crème pâtissière à la noix de coco (1/2 recette). L'idée de ce mélange choco-coco vient d'ici. Merci Aude!

Ensuite, pour couvrir le tout, une crème au beurre à laquelle j'ai ajouté quelques cuillères à soupe de bon cacao hollandais de qualité. La crème au beurre était nécessaire afin de pouvoir appliquer facilement cette première tentative de fondant à la guimauve. La moitié de la recette de fondant aurait été suffisante. Le fondant blanc manquait un peu de souplesse, alors que celui qui était rose, grâce à l'ajout de quelques gouttes de colorant alimentaire, avait tout juste la bonne texture. À mon avis c'est juste une question de pratique, je n'en avais jamais fait avant, maintenant je sais quelle texture le fondant doit avoir pour bien se manipuler. À vous de faire aussi des tests!

Pour finir, j'ai du utiliser en plus une glace royale pour faire tenir toutes les cochonneries lumineuses et chatoyantes qui devaient se poser sur ce palace de la glycémie. Les pouliches et leurs cossins sont "came from magasin à 1$ de la chicossîme Plaza St-Hubert". Les feuilles, les coeurs en bonbon blanc fourrés au chocolat et les boules argentées viennent de chez Anatol. Ils ont aussi de "magnifiques" fleurs du même genre que les feuilles mais là, franchement, le mélange de teintes de rose commençait à me donner mal au coeur, j'ai donc laissé tomber... Les oeufs bien ils viennent du Pharmaprix, j'ai eu la chance de recevoir 1 kilo de ces fantastiques cochonneries pour mes 31 ans (merci Jérôme...). Il faut bien les passer quelque part ;)
La mise en scène derrière le gâteau (saran wrap, brique rouge et escaliers de fer forgé), vous comprendrez que ce n'était pas au départ un choix esthétique "trash" pour compenser pour l'hyperféminité du château de licornes, mais plutôt le seul moyen de cacher ce gâteau à une petite tornade de 4 ans: déposer le tout dans la cours arrière en espérant qu'aucun écureuil diabétique ne viendra à passer...

Et la baleine dans tout ça, vous vous demandez où elle est? Elle est devant son écran à vous écrire et à se bourrer de biscuits et de thé sans caféine. Pourquoi des tonnes de biscuits? Pourquoi sans caféine? Pourquoi à cette heure elle n'est pas au travail? Pourquoi elle a négligé son blog depuis des siècles?

Bien c'est qu'elle est enceinte de bientôt 8 mois, qu'elle est en retrait préventif et qu'elle est en train de nidifier tout doucement à la maison. Ils attendent un petit garçon pour début mai et en sont absolument totalement heureux. Elle trouve aussi très drôle de parler d'elle/d'eux à la troisième personne.

Elle fait finalement la promesse de ne pas vous donner que des recettes de purées dans les prochains mois... et d'essayer de tenter de s'intéresser à son blog un peu plus aussi en attendant la suite ;)

jeudi 29 octobre 2009

Je sors de mon mutisme pour ce dernier hommage

Bonjour à tous,
J'ai été très prise ces derniers mois, pour toutes sortes de raisons que certains connaissent j'ai par la force des choses et involontairement mis mon blog en quarantaine. Je vous expliquerai tout ça bientôt, le rythme va tendre à ralentir dans les prochaines semaines et je prendrai alors le temps de venir vous voir et vous faire grossir à force de recettes robotatives hivernales.

Mon appareil photo est encore et toujours complètement fucké, et je n'ai toujours pas pris 5 minutes pour tenter de voir où était le problème. Oui, je sais, ça fait pitié...

Enfin, je sors aujourd'hui de mon mutisme car je viens d'apprendre une triste, terrible nouvelle, je viens d'apprendre la mort d'une personne exceptionnelle, une personnalité extraordinaire de la blogosphère culinaire, la mort d'une des jeunes femmes les plus lumineuses qui m'ait été donné de rencontrer via le net, je parle ici de Diane, du blog Drôle2bouffe. Je vous invite fortement à lire son blog, à passer à travers ses expériences, écrits et tâtonnements culinaires. Je vous invite surtout à commencer la lecture au début, au tout début, je vous invite à ne pas vous arrêter à la finalité de son histoire mais à apprendre à la connaître, elle était vraiment fantastique, elle mettait du baume sur le coeur. On a beaucoup à apprendre d'une personne comme elle, vous allez voir, la perte d'une telle perle n'en est que plus triste et choquante.
Je suis carrément, à l'époque, tombée en amour avec elle et son blog, son humour était absolument divin et savoureux. Bonne lecture, je ne sais pas combien de temps son blog restera ouvert, profitez donc du moment pour vous plonger un peu dans son univers, ça en vaut franchement la peine.
*Je me suis permis d'emprunter l'avatar de Diane pour imager un peu le personnage, j'espère que Nicolas, son amoureux, ne sera pas blessé par ce petit délit qui n'a pour but que celui de lui rendre un dernier hommage. Toutes mes condoléances à sa famille, à ses proches, à ses amis, à ses nombreux et fidèles lecteurs et surtout à Nicolas et son Nono adoré.

mardi 28 juillet 2009

L'antéchrist de l'informatique versus un APN

Désolée, j'ai un problème avec mon ordinateur et/ou mon appareil photo numérique. Je n'arrive plus à importer mes photographies. En attendant que mon beau-frère lise ce billet et vienne me sauver de cette situation catastrophique, je continue de cuisiner, de prendre des photos, de boire et de bouffer.
Oui, comme certains le savent déjà, je suis l'antéchrist de l'informatique. Je déteste ça pour tuer, juste d'en parler j'ai des sueurs froides et la nausée. Comme j'ai déjà dit à je ne sais plus qui, une des seules choses qui me rendrait heureuse si j'étais millionnaire, ce serait de sacrer mon ordi aux vidanges à la seconde où il commence à faire des siennes. Le rêve. Un rêve pas très écologique, mais mon grand rêve de princesse...

mercredi 22 juillet 2009

Ce temps de merde ne va pas gâcher mon camping: je vais me bourrer de brioches polonaises aux bleuets sous la pluie et tout ira pour le mieux...

Quel temps de chnoutte!!!! J'ai 1 journée, UNE journée de "vacances" en dehors de Montréal cet été et c'est tout ce qu'on m'offre!
Bon, on est pas cons, on a loué une cabane en bois, on savait d'avance qu'a chaque année, les pires journées de température de chiotte sont celles que je pointe sur le calendrier pour partir camper. La dernière fois qu'on a été à ce camping fabuleux à flan de montagne, il a fait gris de gris durant trois jours, il a pleuvassé, j'ai pas dormi la première nuit à cause de l'orage sur la tôle de la cabane ni la seconde à cause d'une sourie prise dans une bouteille cachée sous l'évier qui a gratté toute la nuit en m'angoissant au plus haut point. Je n'ai pas peur des petites bestioles, je ne sais pas pourquoi, donc, celle-ci m'avait alors fait autant d'effet. À 3 heures du matin, je me souviens avoir pris mon courage à deux mains et, armée d'une lampe torche à la lumière ultra faible, avoir osé m'approcher de l'évier. J'ai ouvert la porte, prête à me faire sauter dessus par une armée de musaraignes aux dents acérées. Rien. Plus de bruit. Retour dans le lit. Et re-bruit de petites pattes et de crissement de griffes. Re-angoisse. Au matin, la petite chose avait les pattes en sang et moi des cernes jusque dessous les bras. On était belles à voir. J'ai libéré la petite bestiole en sachant très bien qu'à la grosseur de son cerveau, elle allait probablement faire 4 mètres puis revenir sur ses pas et replonger dans la bouteille tel un alcoolique repentant devant un 40 onces de scotch.
Enfin, au moins hier, en prévision, j'ai fait des brioches. Pas des brioches dégueulasses et santés comme la dernière fois, des brioches au beurre et à la farine blanche!!! Des brioches toutes en mollesse, pas trop sucrées, au coeur fruité et doux et tout bleu, des brioches piquées chez Anna, celle chez qui je vais chiper mes recettes polonaises avec bonheur car chez elle, tout est simple et bon!
Elles sont très rapides à faire, un deux heures en tout mais avec 20 minutes de manipulation tout au plus. J'ai légèrement modifié la recette pour l'adapter à ma levure. Je m'imagine déjà faire ces brioches avec une compote de cerises, de prunes noires ou d'abricots... c'est simple, ça se mange comme des p'tis ponchos!

Jagodzianki ou brioches polonaises aux bleuets (10 brioches)

La pâte:
100 ml d'eau "chaude" à 38 degrés
1c. à thé de sucre
8 g de levure instantanée (un sachet)
150 ml lait
1/2 cuil de vanille
1 oeuf
450 g farine
1/2 cuil sel
60 g de sucre
80 g de beurre
Farce:
250 g de bleuets
2 à 3 cuil. à table de sucre
1 cuil. à table de chapelure nature
1 jaune d'oeuf pour badigeonner les pains.

Mélanger la levure, l'eau chaude et la cuillère à thé de sucre et laisser reposer quelques minutes, le temps de mesurer les autres ingrédients. Mélanger tout les ingrédients de la pâte (y compris la levure activée) dans un bol et pétrir jusqu'à consistance homogène. Mettre en boule et couvrir le bol d'un linge propre et humide, puis laisser lever pendant 1 heure dans un endroit assez chaud, comme sur le dessus de la cuisinière (une température trop élevée pourrait tuer les levures, une température trop basse ralentir la levée).

Faire cuire dans une petite casserole les bleuets écrasés à la fourchette, le sucre et la chapelure afin d'obtenir une compote minute bien liée. Laisser tempérer.

Couper la pâte en 10 portions et façonner 10 petites boules, aplatir chaque boule en cercle et déposer au centre un cuillère de farce. Bien refermer et sceller chaque brioche avec un peu d'eau, tourner couture vers le bas sur une plaque farinée et laisser lever encore 30 min.

Badigeonner d'un jaune d'oeuf et saupoudrer d'une pincée de sucre avant de mettre au four à 200 c. Cuire de 18 à 20 minutes.
Source: Le blogue d'Anna