samedi 10 janvier 2009

Des bouchées qui en jettent: mini-mignons-keftas d'agneau et dip genre tzatziki

J'adore faire des mini keftas ou des boulettes bien assaisonnées pour l'apéro. Tout le monde y trouve son compte et il y a un truc ludique et très enfantin, en plus, dans le fait de manger des boulettes de viande hachée, le miniature des dites choses aidant.

Normalement, je fais juste les boulettes et je les fais cuire au four, c'est prêt en un tour de main, mais là j'avais envie de vraiment leur donner un look keftas, avec la brindille de bois etc. Bon, sur les photos, vous avez la version 1 de ces bouchées, celle que j'ai faite en catastrophe avant de me rendre chez le dentiste (pauvre dentiste... j'y ai pas pensé, j'ai bouffé de la tzatziki à la pelle, histoire de "goûter" juste avant de partir à mon rendez-vous. Je me suis tellement brossé les dents frénétiquement et passé 3 fois la soi dentaire pour enlever l'odeur d'ail que je me suis irrité au maximum les gencives jusqu'à les faire saigner. Dieu que je suis conne quand je veux...). Bref, j'en étais où, là? Ha oui, donc, les keftas sur les photos sont ceux que j'ai fait pour tester le temps de cuisson et pour (je dois l'avouer) prendre une photo pas trop moche tant qu'il faisait bien clair. Donc, je n'avais pas eu le temps de faire tremper mes cure dents, qui ont bien évidement brûlé. On a qu'à faire tremper les bouts de bois dans un peu d'eau une petite heure pour empêcher cela, c'est pas plus compliqué et le look est bien plus beau.
Mini keftas d'agneau (50)

750 g de viande d’agneau hachée
1 oignon
1 gousse d’ail
1 oeuf
15 feuilles de menthe
3 c. à soupe de coriandre hachée
1 c. à thé de cumin pilé
1 à 2 c. à thé de ras-el-hanout
cayenne au goût, ou paprika fort
sel et poivre du moulin

Pelez l’oignon et la gousse d’ail, puis hachez-les menu. Ciselez les feuilles de menthe. Mélangez la viande hachée avec la coriandre, la menthe, le piment, le ras-el-hanout, le cumin, l’ail et l’oignon. Incorporez-y l’oeuf. Salez et poivrez. Malaxez bien le tout. Formez des petites boulettes en forme de fuseau avec le mélange, puis enfilez-les sur des cures dents que vous aurez pris soin de faire tremper 1 heure dans de l'eau. Faites-les cuire sous le gril du four, 6 min de chaque côté. Servir chaud ou tiède avec une trempette type tzatziki du commerce ou maison. On peut bien entendu varier le type de viande, avec par exemple du dindon, du porc, du chevreau, du veau etc.

Dip genre tzatziki

400g de yogourt nature
1 concombre du jardin non pelé
sel et poivre du moulin
1 gousse d'ail broyée
2 c. soupe d'aneth frais haché
1 c. soupe de menthe fraîche hachée
1 c. soupe d'huile d'olive
1 c. thé de vinaigre de vin blanc ou de cidre

Mettre le yogourt dans un coton à fromage et laisser égoutter 3 à 4 heures dans un bol (cela permet d'obtenir un yogourt ferme parfait pour la tzatziki. On peut aussi bien acheter du labneh en épicerie et sauter cette étape, dans ce cas, utiliser 300g de labneh). Couper le concombre en deux sur la longueur, enlever les graines à la cuillère, puis râper le concombre, peau incluse. Saler le concombre râpé, puis le mettre dans un coton à fromage, essorer, puis laisser reposer un 3 à 4 heures. Au terme de cette attente, essorer de nouveau pour enlever le maximum de liquide. Ça devrait vous donner une bonne tasse d'un jus de ce type à la couleur hallucinante!

N'hésitez pas à goûter, c'est succulent. Il y a quelque chose à faire avec ça, c'est certain...

Mélanger tous les ingrédients, rectifier l'assaisonnement et réserver au frigo au moins 2 heures pour que les goûts s'amalgament. On peut ajouter un peu de yogourt non égoutté si jamais la texture est trop ferme.


Source: Ce site pour les keftas, dont j'ai très légèrement modifié les quantités

Brownies aux épices chaudes de Juliette et Chocolat

Qui connaît Louis serait étonné de savoir que celui-ci, il y a quelques jours, pour une raison que j'ignore, est revenu de la pharmacie avec... le Elle Québec du mois de février (on pourrait m'expliquer POURQUOI les revues du mois de février sortent début janvier?)! Les fils se sont touchés dans la tête de mon chéri ce jour là, surtout que sur la page couverture il y a la photo d'un couple qui me tape royalement sur les nerfs: Mariloup Wolf et Guillaume Lemay-Thivierge. 102 pages d'insignifiance, de mode à mourir de laideur et de pub plus tard, j'en venais à la conclusion que le Elle Québec est définitivement la revue francophone la plus soporifique et comportant le plus petit cahier "recettes" de tous. Mais... mais! une recette, sur leur seule et unique recette finalement, a attiré mon attention: le brownies du restaurant-café-chocolaterie Juliette et Chocolat. Pour ceux qui ne connaissent pas, Juliette et Chocolat est l'entre du lipidique ingrédient divin, là où aux tables, on retrouve une clientèle à 90% féminine. Perso, j'aime pas trop le concept de "tout autour du chocolat", avec des chocolats chauds, gâteaux au chocolat, tarte au chocolat, crêpe à la ganache etc. n'étant pas adict à cet ingrédient. Juste pour vous dire: la dernière fois ou j'ai mangé là, j'ai pris une crêpe à rien et un thé. Le serveur m'a fait répéter 3 fois ma commande, d'un air blasé, et je n'ai jamais eu mon thé. Probablement que je n'étais pas leur clientèle cible et qu'il voulaient être certains que je n'y retournerais plus. Ils ont bien réussit leur coup, maintenant que j'ai la recette de leurs brownies, je n'ai vraiment plus de raison d'y retourner, car oui, je l'admet, si je ne me damnerais pas pour du chocolat, par contre, je vendrais ma mère, et pas cher en plus de ça, pour un bon brownies (pleure pas maman, je sais que tu viens me lire, ce n'est qu'une formulation légère, une façon imagée d'appuyer mon propos, je n'aurais dans la réalité aucun avantage à te troquer pour un brownies, même si ça ferait probablement l'anecdote la plus divertissante qui soit à raconter à mes petits enfants quand je serai vieille. Quoi, je délire? Peut-être, je viens de bouffer deux brownies et de boire un café, je suis complètement sur le "hight" de sucre et de caféine).
Brownies aux épices chaudes de Juliette et Chocolat (16 carrés)

1/3 tasse de confiture de framboise (pas mis)
100g de chocolat amer minimum 70%
2/3 tasse de beurre non salé (moi, salé et je n'ai pas ajouté de sel)
1 tasse de sucre
1 c. thé de vanille
2 gros oeufs
1/2 tasse de farine
1/4 tasse de cacao
1/2 c. thé de cannelle
1/2 c. thé de clou de girofle
1/2 c. thé de muscade
1/2 c. thé de poudre à pâte
1/2 c. thé de sel (pas mis car beurre salé)

Préchauffer le four à 350 (180). Beurrer et fariner un moule carré de 8 pouces. Dans un bol, remuer la confiture jusqu'à consistance bien lisse. Faire fondre à feu doux dans une petite casserole le chocolat et le beurre (moi, j'ai mis le tout dans un cul de poule et fait chauffer sur le dessus d'une casserole d'eau bouillante, histoire de devoir nettoyer un plat de moins). Laisser refroidir 10 minutes le chocolat, puis y ajouter le sucre, la vanille, puis les oeufs un à un. Tamiser la farine, le cacao, le sel, les épices et la poudre à pâte, et les ajouter au mélange chocolaté.
Étaler la moitié de la pâte dans le moule (attention, si vous attendez trop avant de faire cette étape, l'appareil chocolaté sera trop ferme pour bien être étendu). Étendre la confiture uniformément, puis recouvrir du restant de la pâte (pas mis de confiture, mais lire plus bas). Cuire au four sur la grille du milieu environ 25 minutes: bien vérifier la cuisson, il ne faut pas que ça cuise trop car les brownies seront secs, ils doivent être encore mous et humides au centre. Laisser complètement refroidir les brownies avant de les couper (trèèèèès important).

*Je n'ai pas mis de confiture car je voulais goûter à la version "juste épices" pour me faire une idée des saveurs. Après dégustation, je dirais que je trouve le choix de la framboise peu judicieux, et j'imaginerais bien mieux pour le mariage des saveurs une petite confiture d'abricots, ou encore, je mettrais d'autres épices, comme la cardamome, et je prendrais une marmelade d'oranges amères. Aussi, une prochaine fois, je ne mettrai pas de clou: je trouve qu'il donne un goût "patte d'ours" à la pâte que j'aime bien mais je crois que je lui préférerais, plutôt, une touche de poivre noir et de piment de cayenne.
Source: Elle Québec février 2009

vendredi 9 janvier 2009

La salade conne comme la lune de ma mère: enfin sur le net!

Quel titre, mais en fait, cette salade est tellement un must chez moi que je vais mettre la recette ici une fois pour toute et arrêter de vous expliquer ça au téléphone. La prochaine personne qui "prend de mes nouvelles" pour en douce me demander cette recette sera bannie pour un an de ma cuisine, à moins de m'acheter avec une ou deux bouteilles de rouge (par visite, bien entendu), et encore...

C'est une recette que ma mère faisait très souvent quand on était petites. Elle est "à peu prêt", en fait, je ne sais même pas si ma mère la faisait comme ça, je crois ne jamais lui avoir demandé la recette mais juste continué d'en faire encore et encore à toutes les sauces et pour accompagner n'importe quoi quand on a arrêté de vivre ensemble.

C'est vraiment étonnant à quel point c'est bon, il y a juste deux détails importants: les haricots doivent être encore légèrement al dente et les tomates bien parfumées. À ce temps-ci de l'année, le plus safe reste les tomates "raisin" (dieu que je déteste ce nom, mais comment les nommer sinon, ce ne sont pas des tomates cerises à ce que je sache...), mais l'été, je prends juste de bonnes grosses tomates bien rouges du jardin ou encore des tomates italiennes.

Salade haricots verts et tomates de ma mère

haricots verts
tomates raisin, tomates de vigne, tomates italiennes: l'important c'est qu'elles soient bonnes
oignon rouge ou blanc haché ultra finement
vinaigre de cidre bio
huile d'olive de qualité
sel, poivre du moulin
herbes de Provence

Faire cuire les haricots équeutés à la vapeur jusqu'à ce qu'ils soient al dente. Les passer immédiatement sous l'eau glacée courante (ne pas laisser tremper dans l'eau), puis bien égoutter. Couper en tronçons. Mélanger dans un bol les haricots, l'oignon rouge, les tomates coupées en dés (ou en deux si ce sont des tomates raisin). Ajouter une bonne rasade de vinaigre de cidre, la même quantité d'huile d'olive (parfois, je n'en mets même pas!), saler, poivrer généreusement, assaisonner légèrement d'herbes de Provence. On peut laisser au frigo deux petites heures pour laisser la salade mariner dans son jus et les goûts se développer. J'en prépare toujours 5 fois trop et on en mange pendant 3 jours midi et soir (et matin...).

Délicieux avec une grillade, un poisson, de la saucisse ou juste comme ça avec une tranche de pain belge bien beurrée.

samedi 3 janvier 2009

Au four, mon chouchou!

Je ne sais pas à quel point la chayotte (ou chouchou, ou christophine, selon le pays) est connue en Europe, mais ici, au Québec, en dehors de certaines communautés, c'est le grand néant, et je serais assez étonnée qu'on en trouve hors des grands centres tellement c'est méconnu. Il s'agit d'un légume de la même famille que la courge, il a une drôle de gueule (j'ai pas résisté à faire l'excellente blague de la marionnette, désolée) et un goût je dirais proche de la courge d'été, avec parfois un très léger parfum terreux.
On peut la manger crue, je la préfère cuite à la vapeur puis cuisinée en salade froide ou au gratin. J'ai été initiée à ce légume cela doit faire 8 à 9 ans, au restaurant Le Piton de la Fournaise, où ils en font une succulente salade toute en fraîcheur. Le Piton de la Fournaise (à ce que je sache) est le seul restaurant de l'île de la Réunion à Montréal (et probablement au Québec), ça vaut la peine d'y faire un tour si on veut être dépaysé, c'est sympa, un peu bruyant, absolument à la bonne franquette et très "apportez votre vin".

Quoi, la photo est laide? Bien oui, que voulez-vous, les plats au gratin avec béchamel, je ne sais pas chez vous, mais chez moi, c'est rarement beau. Et ça n'en ai que plus délicieux quand on se rend compte que c'est bon! Un petit close-up écoeurant, juste pour vous mettre en appétit peut-être?

Chouchou au gratin, farce à l'agneau braisé (ou autre reste de viande) 4 bonnes portions
4 chayottes
1 oignon
1 c. soupe d'huile d'olive
2 gousses d'ail hachées
150 gr (à 250 gr) de viande d'agneau cuite et effilochée (ou autre reste de viande braisée)
1 tasse de béchamel maison très épaisse (2 c. soupe de farine pour 1 tasse de lait)
Fromage cheddar fort râpé, ou emmenthal, gruyère etc. au goût
Sel, poivre, cayenne, muscade au goût

Faire cuire les chayottes entières à la vapeur jusqu'à tendreté. Les couper en deux (du cul à la tête), enlever le noyau, évider les cavités en prenant soin de garder assez de peau après la coque pour que le légume se tienne bien. Réserver la chair écrasée à la fourchette dans un cul de poule.

Dans un poêlon, faire revenir l'oignon dans l'huile, puis ajouter l'ail et la viande, faire rissoler doucement. Ajouter le mélange de viande à la chayotte écrasée, ainsi que la béchamel, rectifier l'assaisonnement à grand coup de muscade, sel, poivre et cayenne. Farcir les légumes disposés dans un plat et parsemer de fromage râpé. Saupoudrer de cayenne et de poivre puis faire cuire à 180 (350) jusqu'à ce que la farce soit bien tendre et le fromage gratiné. Ajouter un peu d'eau au fond du plat au besoin pour que celui-ci ne brûle pas.
Servir seul ou avec une salade verte, ou du riz si vous êtes de la trempe de Louis, en vous donnant l'excuse qu'il ne faudrait surtout pas perdre un gramme de sauce.

Potage ultra-green cresson, brocolis chinois, persil et coriandre fraîche

J'avais un goût de vitamines absolues ce matin, et, comme la vie est bien faite, des tonnes de feuilles vertes au frigo qui ne demandaient qu'à être cuisinées. À la base, j'adore les potages constitués d'herbes aromatiques. Je pense ici à la crème de persil de Nadine, qui, finalement, est plutôt un beurre au persil mais peu importe: elle est délicieuse!
Ici on sera plus sage, on épaissira le potage à l'aide de pommes de terre. On peut choisir d'ajouter du lait ou non, peu importe, les deux versions sont bonnes, et pourquoi pas de la crème si il nous en reste quelques centilitres au frigo?


Potage ultra-green cresson, brocolis chinois, persil et coriandre fraîche

1 c. soupe d'huile d'olive
1 oignon haché
1 litre de fond de volaille ou boeuf ou légumes
350g de brocolis chinois rincé et égoutté (feuilles et queues -ou broco régulier si vous n'en trouvez pas)
2 grosses pommes de terre pelées et coupées en dés
1 botte de cresson rincée et égouttée (feuilles et queues)
50g de persil plat rincé et égoutté (feuilles et queues)
50g de coriandre fraîche rincée et égouttée (feuilles et queues)
1 tasse de lait (ou crème, ou rien du tout)
sel et poivre du moulin

Faire revenir l'oignon dans l'huile d'olive jusqu'à tendreté, ajouter le fond, la pomme de terre et le brocolis chinois haché grossièrement. Laisser mijoter jusqu'à tendreté des légumes. Ajouter le cresson, le persil et la coriandre grossièrement hachés, laisser mijoter un autre 5 minutes. Passer au bras mélangeur de type braun afin d'obtenir un potage bien lisse. Ajouter au besoin un peu plus de bouillon, d'eau ou encore une tasse de crème ou de lait.

Servir avec quelques gouttes d'huile d'olive de qualité (mon must: l'huile d'olives noires La belle excuse!), quelques copeaux de fromage type cheddar vieilli, parmesan ou chèvre noir, un peu de poivre du moulin, quelques croûtons... On peut bien entendu substituer les herbes et légumes verts par d'autres herbes et légumes verts: poireau, cerfeuil, feuilles de betterave, laitue légèrement fanée, épinards frais ou surgelés, estragon, roquette, selon l'inspiration et le contenu du bac à légume.

vendredi 2 janvier 2009

Biscuits arlequin chocolat noir et thé matcha

Quand j'ai découvert ça sur le blog de Katia, j'ai plissé les yeux 5 secondes, histoire de me concentrer et de me souvenir si j'avais tout ce qu'il me fallait à la maison pour les confectionner. C'est définitivement drôlement chouette d'être une acheteuse d'ingrédients compulsive, j'avais en effet un pot de thé matcha non ouvert ainsi que des pistoles de chocolat noir bien amer au garde-manger!





Ni une, ni deux (car c'est effectivement assez rapide de préparation malgré ce que le look final pourrait laisser penser), c'était au four, et 15 minutes plus tard, moi et Louis on s'empiffrait. Si au sortir du four, le goût du thé matcha était bien présent, je dois avouer que par la suite, en refroidissant, (bon, y'a aussi peut-être mon rhume qui n'a pas aidé) il était un peu plus ténu. Mes invités ont adoré, moi j'ajouterais peut-être plus de thé mais bon, je crois que pour plaire à tous, car ce n'est pas tout le monde qui aime le thé matcha, ce dosage est impeccable.
Biscuits arlequin chocolat noir et thé matcha (40 a 50 biscuits)

1/4 tasse de beurre mou
1 1/2 tasse de farine
1/2 tasse de sucre
1 oeuf
Une pincée de sel
1/2 c. thé de poudre à pâte
25g de chocolat noir fondu
1 c. thé matcha

Au batteur électrique, battre le beurre et le sucre. Ajouter l'oeuf, le sel et la poudre à pâte tout en continuant à battre. Diviser le mélange de façon égale dans deux bols. Dans le premier bol, ajouter le chocolat fondu et bien mélanger. Incorporer la moitié de la farine à l'aide d'une spatule ou d'une cuillère en bois. Dans le deuxième bol, ajouter le matcha puis bien homogénéiser le tout. Incorporer l'autre moitié de la farine à l'aide d'une spatule ou d'une cuillère en bois (moi, j'ai simplement ajouté la farine au mélange de base, puis divisé en deux, puis ajouté d'un coté la chocolat, de l'autre le thé).
Façonner un long boudin à l'aide de chacune des pâtes, puis aplatir les boudins pour obtenir deux très longs rectangles. Réfrigérer 15 minutes. Déposer la pâte au matcha sur la pâte au chocolat et appuyer fermement pour faire adhérer les deux pâtes ensemble. Couper le tout en deux morceaux, sur le sens de la longueur, puis inverser un des deux morceaux, de façon à ce que les pâtes de chocolat et de matcha n'alternent et forment un damier. Presser les deux pâtes ensemble (j'ai simplement façonné 4 boudins -deux de chaque couleur- et pressé en damier). Réfrigérer 15 minutes. Couper la pâte en biscuits d'environ 3/4 de cm d'épaisseur. Placer sur une plaque à biscuits recouverte d'un papier parchemin et cuire au four à 350°F pendant 10 minutes. Refroidir.
On peut congeler ces biscuits sans problème.
Source: biscuits arlequin choco-matcha de Katia, du blog Katia au pays des merveilles




Quoi de mieux qu'un test de goût pour commencer l'année? Les bouchées vietnamiennes à l'honneur, histoire de dégorger ce pauvre foie...

Après ces derniers jours sous le signe de l'orgie alimentaire, faire l'épicerie, pour être honnête, n'est pas l'activité qui me met le plus en haleine. Je crois que la seule cuisine qui vraiment me parle en ce moment (lire: depuis 24h et d'ici 48h) est celle d'inspiration asiatique. Pas que dans mon frigo on ne trouve rien d'intéressant, mais bon... les souris d'agneau braisées aux olives, le cassoulet bourré de couenne, de confit, de saucisses de Toulouse, de saucisson à l'ail, les filets de porc farcis au chorizo, les multi-biscuits qui me restent de Noël et du jour de l'an (tient, ça me fait penser qu'il me reste à publier ceux du 31!) en sont venu à bout de mon appétit pour le gras, le protéiné, le salé.
J'avais donc en tête pour ce soir une mignonne salade de papaye verte, bourrée d'arachides grillées et de crevettes, et pourquoi pas un petit bouillon de poule pour accompagner tout ça, dans lequel j'aurais laissé infuser quelques tiges de coriandre, un peu de citronnelle, une étoile de badiane, un tronçon de gingembre. Ah ben, finalement, je me rend compte que même les abus des fêtes ne m'enlèvent pas cette envie de cuisiner ;)

Je vous conseille donc fortement de faire un tour dans une épicerie asiatique dans les prochains jours, les 1001 herbes et légumes verts et croquants ont de quoi mettre en appétit, j'avais même envie d'acheter quelques fruits et légumes moins connus ici pour vous les présenter et vous donner quelques trucs pour les inclure dans votre cuisine, mais bon, j,ai eu soudainement la flemme et toutes mes bonnes intentions se sont consumées à la seconde où j'ai vu ça!

Ça fait des années qu'à mon épicerie, ils en vendent, des années que je passe devant ces paquets sans même jeter un oeil sur leur composition, et là, ce soir, la fatigue, la fin de mon rhume post-fêtes, mon rêve de ne pas me battre contre la vaisselle sale d'hier ont eu raison de moi et de mon habitude de tout faire moi-même, oh et puis zut, j'achète du tout fait!

Bon, quand on dit "tout fait", on parle ici tout de même de produits qu'ils cuisinent eux-mêmes, de produits frais (enfin, j'espère...), pas de surgelé. J'ai choisi ceux qui risquaient le plus de me plaire et qui risquaient le moins de mettre encore plus à l'épreuve les intestins de Louis, de petites crêpes coco-échalote verte-crevette et des rouleaux constitués de feuilles de riz garnis de porc et de champignons noirs, le tout accompagné de sauce nuoc mam légèrement acidulée, piquante et sucrée, la même qu'on sert en général avec les rouleaux impériaux.

Donc, pour commencer: on mange ça froid ou chaud? Mmmmm... j'ai opté pour le chaud, juste passé à la vapeur une petite minute. Plus que ça, les crevettes (déjà cuites) se racornissent et ça devient gélatineux. Rien de bien sympa, quoi, donc pas plus d'une minute dans le panier vapeur! Ils donnaient avec les rouleaux au porc un peu d'ail frit. Je sais que c'est ça car j'en achète souvent pour en garnir mes soupes et sautés et que je dois me lier les mains pour ne pas le manger à la cuillère. J'en ai donc parsemé sur les rouleaux: le croquant de la chose, avec le moelleux de la feuille de riz doit être pas mal!

Bon, on commence donc par les petites crêpes à la crevette, Les Banh Khot. J'ai payé 3,50$ pour 12 de ces petites choses (300g). Elles sont composées (selon la notice) de : farine de riz, maïs amidonné (j'imagine fécule de maïs), farine de blé, tumeric (curcuma), crevette, écharlotte (misère...), lait de coco.

Verdict: c'est sympa, même très sympa, mais avouons qu'après 3 crêpes, le goût trop doux et légèrement sucré du lait de coco et la tendreté de la chose a commencé à m'écoeurer. Je crois qu'une pincée de sel, un peu plus de curcuma aurait pu donner un "humph" de plus à ces bouchées qui sont tout de même 1000 fois plus intéressantes que les choses infectes qu'on trouve au rayon surgelé des grandes surfaces et qu'on nomme tragiquement Dim Sum. Donc, à servir mais pas comme bouchées uniques, elles ont par contre leur place sans conteste à l'apéro, aux côtés d'autres délices du même type. Et puis avouons que trempées dans la sauce, c'est difficile d'y résister...

On continue avec les Banh Cuôn, ces feuilles de riz roulées autour d'une farce légère (lire: pas compacte) de porc haché et de champignon noir. J'ai ici payé 2,79$ pour 6 rouleaux (350g). Ils sont constitués, toujours à en croire la notice, de: farine de riz, eau, sel, sucre, porc, champignon, oignon, ail. Rien pour faire très peur, non?
Verdict: délicieux à mon sens. Un peu beaucoup de pâte en comparaison à la farce, mais ça ne m'agace pas du tout. On perçoit très bien la texture des champignons noirs (champignons séchés réhydratés) et les petits morceaux de viande, ainsi que les oignons bien caramélisés. L'ail frit ajoute définitivement un plus au tout.

Tout ça pour en venir à : arrêtez d'acheter des cochonneries surgelées genre "sans nom" pseudo authentiques dans les grandes surfaces: vous achetez du gras, du sel, de la farine et tout ce que ça a d'authentique, c'est le nom. En cette nouvelle année, je vous incite à OSER, oser aller dans les marchés d'alimentation qui vous dépaysent, oser demander aux employés comment cuisiner telle ou telle chose, oser commander autre chose qu'un spaghetti au restaurant (à part si vous allez chez Pacini, là, je vous recommande d'être bien sur vos gardes et de ne rien commander du tout tout compte fait... la dernière -et par là je veux vraiment dire dernière à vie- fois où j'ai bouffé là, j'ai remarqué qu'ils avaient maintenant sur leur carte de l'OSSO BUCCO!!), oser de nouvelles coupes de viande, de nouveaux poissons, de nouveaux légumes, de nouvelles fines herbes. Osez acheter de nouveaux aliments, le pire qu'il peut vous arriver, c'est de vous rendre compte que vous n'aimez pas ça et à moins de vous attaquer à la truffe noire et au caviar Béluga, ça ne devrait pas faire une grande différence dans votre budget car en général, les prix dans ce genre d'épiceries sont assez bas.

Pour les intéressés, le marché où je m'approvisionne est le Marché Oriental, situé au 7101 St-Denis (Montréal), tout prêt du métro Jean-Talon.

Je vous souhaite à tous une fabuleuse année, en espérant continuer à vous divertir ou/et vous inspirer et/ou pour certains, vous accueillir à ma table toute l'année à venir!