mardi 3 février 2009

Sauces, épices, condiments: s'y retrouver en images!

Après avoir reçu quelques demandes pour donner suite à mon "cours 101 sur les aliments exotiques en image", j'ai décidé d'étendre l'exercice non seulement aux ingrédients asiatiques, mais aussi à des ingrédients de cuisine plus usuels pour certains, mais qui tout de même, pour d'autres, restent de grands inconnus. Donc, oui, du raifort préparé, de la fleur de sel, on sait en général ce que c'est, mais si ça peut aider une personne ou deux à s'y retrouver, pourquoi pas?! Aussi, d'ici quelques jours, je vais ajouter un onglet clicable sur ma page où vous pourrez aller consulter par ordre alphabétique les ingrédients en image (ça référera simplement alors au billet lors duquel j'ai parlé de l'ingrédient en question, je ne ferrai pas une page distincte par aliment, je suis trop paresseuse pour ça).
Je sais que je m'attaque à un très très large sujet mais bon... ça m'amuse! Alors voilà la suite du début de mon dictionnaire en images des aliments pour les nuls!

Les piments!


Le piment oiseau. Un petit piment qu'on trouve généralement rouge mais qu'on peut aussi trouver vert ou orangé. Il est très utilisé en cuisine orientale. Il est apparenté au piment de cayenne. Il a une saveur particulière, un peu sucrée, et une chair fine. Pour qu'il soit moins fort, on a qu'à en retirer les graines et la pulpe blanche (avec des gants!). On peut le faire sécher. Ce qui rend les piments aussi forts? La capsaïcine! Il se trouve frais dans les épiceries asiatiques et latines.

L'harissa: une pâte de piment fort contenant généralement aussi de l'ail, du sel, de la coriandre, du cumin et parfois de la menthe. Elle vient d'Afrique du Nord et parfume à merveille les soupes, sauces et ragoûts arabes. Je l'utilise beaucoup mélangé avec de la mayonnaise pour faire une petite sauce minute épicée. Se trouve en épicerie arabe mais partout ailleurs aussi pour l'harissa en tube.

Le paprika fumé espagnol! Une poudre de piment doux fumés, à la saveur incomparable! Il donne aux plats une saveur de chorizo ;) Je l'utilise beaucoup dans mes plats végétariens pour les relever et leur donner une saveur plus "carnée". Il fait des merveilles avec le tofu émietté dans les sauces végé genre spaghetti ou chili végétarien. On peut le trouver en version douce, moyenne ou forte. En boucherie spécialisée ou chez un "épicier" comme Philippe de Vienne (Olives et Épices, au Marché Jean-Talon).

Le paprika fort hongrois! On le trouve aussi en version douce, moyenne ou forte. Pour ceux qui croient que le paprika n'est qu'une poudre sans saveur qui sert à teindre le dessus du pâté chinois, détrompez-vous! Il a une saveur particulière et est absolument indispensable à la réussite du goulash! Jetez votre paprika cheap et allez chercher une de ces boîtes qui, en plus d'être bourrées de saveur, sont très belles! Acheté chez Olive et épices au Marché Jean-Talon.
Le aji amarillo: une sauce de piments fort oranges péruviens. La purée est additionnée de sel et est légèrement acidulée. C'est piquant mais aussi assez parfumé et parfait pour les salsas et pour relever nombre de plats d'Amérique latine. Acheté à La Dépense au Marché Jean-Talon (commerce de produits importés de Philippe de Vienne).

Les condiments et les sauces:

La sauce aux huîtres! Elle fait peur à la plupart des gens qui ne la connaissent pas ;) Même si elle est à base d'huîtres, elle ne goûte absolument pas les huîtres. C'est une sauce brune douce et salée indispensable à la cuisine chinoise, on trouve nombre de plats de viandes, légumes et poissons dont elle est l'ingrédient central. Elle entre aussi souvent dans la composition des sauces qui aromatisent les plats de nouilles. Se trouve en épicerie régulière ou en épicerie asiatique.

La sauce hoisin: sauce chinoise assez épaisse et sucrée, avec une pointe d'ail et un mélange d'arômes d'épices douces. Ce n,est pas du tout une sauce piquante, l'équivalent d'une sauce bbq chinoise. Excellente avec le canard et le boeuf mais on peut l'utiliser de mille et une manières, par exemple pour agrémenter un tartare de thon à l'asiatique! Se trouve en épicerie régulière ou en épicerie asiatique.

Sauce aux cacahuètes: j'utilise cette sauce principalement quand je ne veux pas me forcer à faire une sauce moi-même pour les rouleaux de printemps: une cuillère de cette sauce, une autre de sauce hoisin, un peu d,eau et hop, c'est prêt et ça goûte exactement la sauce qu'on trouve dans la plupart des restaurants! Je l'utilise aussi avec d'autres sauces pour mariner certaines viandes. Se trouve en épicerie asiatique.
Fumée liquide: LE truc à avoir quand on veut donner un goût fumé à des viandes, sauces, marinades, poissons sans avoir à les fumer pour de vrai. Attention, c'est TRÈS puissant comme goût, une goutte ou deux, pas plus, sinon ça devient trop fort et c'est l'horreur. C'est entièrement naturel, pas de produits chimiques, juste de la fumée ;) Par contre, on s'obstine toujours à savoir que la fumée serait cancérigène, alors... à utiliser de temps à autre seulement. Acheté chez Loblaw's.
Pâte de soja fermentée (miso): on la trouve de différentes couleurs (de jaune-beige à chocolat) et elle est très protéinée. Elles est très salée et a un goût puissant, elle a une texture de beurre de noix. Elle contient en plus du soja de l'orge ou du riz. Elle contient tous les acides aminés essentielles. Elle agrémente entre autre la fameuse soupe miso japonaise et peut servir de base à des soupes, bouillons et sauces au même titre que des cubes de bouillons commerciaux. Elle est utilisée en cuisine japonaise mais aussi chinoise. Se trouve en magasin d'alimentation naturelle, épicerie japonaise ou d'importation.
La pâte d'anchois: une crème ou pâte d'anchois pulvérisés, qu'on trouve généralement dans un tube genre "pâte dentifrice" très pratique pour les sauces et vinaigrettes quand elles ne doivent contenir que peu d'anchois. Elle se garde au frigo très longtemps. J'ai toujours eu envie de la déposer sur le bord de l'évier, à côté des brosses à dent, juste une petite fois... Se trouve en boucherie spécialisée et dans les épiceries fines et poissonneries. On trouve les anchoix en boîte dans les grandes surfaces.
Le tahini: C'est une pâte de sésame très utilisée en cuisine végétarienne. Dans les mets de tous les jours, on la retrouve entre autre dans la confection de l'humus. Le goût est puissant. Dans certaines épicerie et épiceries du moyen-orient, ainsi que dans les épiceries bio. Acheté quant à moi chez Adonis.
Le vinaigre de cidre bio non pasteurisé: un vinaigre que j'adore! Certains disent qu'il a mille et une vertus. Moi, je dis que sa vertu principale, c'est d'être délicieux! Je l'utilise en cuisine pour des sauces (il donne un goût de pomme aux sauces!), les vinaigrettes et pour déglacer. Il contient la "mère" vinaigre, il est non filtré et non pasteurisé, ce qui veut dire qu'il est "vivant" et que c'est normal qu'un dépôt légèrement visqueux se forme. Parfois en grande surface ou épicerie et boucherie fine. Acheté chez Merci Vrac au Marché Jean-Talon.

Le raifort préparé: C'est une purée de raifort (difficile sinon à trouver frais) qu'on peut garder longtemps au frigo. Il est très bon avec le boeuf, les charcuteries, les saucisses et dans certaines sauces, comme la très prisée "sauce cocktail à crevettes". En épicerie régulière ou boucherie fine.

Épices et fines herbes

La gousse de cardamome verte: très parfumée, utilisée énormément dans la cuisine indienne. Son parfum s,accorde bien entendu avec les légumineuses, le poulet et les currys, mais aussi avec le chocolat, la crème, les puddings... on laisse la gousse entière infuser, ou on l'ouvre et on utilise seulement les graines pour une infusion plus rapide. Dans les épiceries du Moyen-Orient, indiennes, bio, chez Anatol (sur Saint-Laurent), Merci-Vrac et Olives et épices au Marché Jean-Talon.

Le macis: c'est simplement la partie qui couvre la noix de muscade. sont goût est je dirais un peu plus raffiné que la muscade elle-même. On peut toujours remplacer l'un par l'autre par contre. Acheté entier chez Olive et Épices, au Marché Jean-Talon.

La feuille de bois d'Inde: il s'agit de la feuille du piment de la Jamaïque, tout-épice ou all-spice. Elle est utilisée un peu comme la feuille de laurier, infusée doucement. Son goût se rapproche beaucoup du piment de la Jamaïque, bien entendu! Acheté chez Olives et Épices au Marché Jean-Talon.


Garam masala: c'est un mélange indien d'épices. Masala voulant dire "mélange d'épices", il est composé de différentes épices selon la région d'où il provient. Il contient en général, entre autre, de la coriandre en grain, du cumin, des clous de girofle, de la muscade et du poivre. Ensuite, c'est selon... quand on l'achète en pâte, on y trouve aussi en plus de la coriandre fraîche, des piments et de la menthe. Se trouve dans les épiceries indiennes, certaines boucheries, chez Merci Vrac et Olives et Épices (version non broyée) au Marché Jean-Talon.


Poivre long: il est aussi fort que le poivre noir, mais a un goût légèrement sucré et aigre. Il doit être broyé au mortier. Dans certaines boucheries fines, acheté chez Olives et Épices au Marché Jean-Talon.

La fève tonka: le secret des grands parfumeurs (Shalimar de Guerlain!!) et des tabacs à pipe les plus parfumés. La fève tonka offre un mariage d'arômes incomparable qui renverse la plupart des gens. Tabac, chocolat, vanille, musc, foin coupé... elle aromatise, une fois râpée très finement, autant les desserts comme la crème brûlée ou la mousse au chocolat, que les plats salés très raffinés comme le homard. Acheté chez Olives et Épices au Marché Jean-Talon. Aussi vu chez Anatol (Saint-Laurent coin Dante).

Le safran (espagnol): ne pas confondre avec le faux safran américain, qui n'a du safran que la couleur. C'est l'épice la plus dispendieuse car il s'agit de pistils qui ne sont cueillis à la main que durant les 6 semaines de floraison de la fleur, une variété de crocus. Ils perdent 80% de leur poids lors du séchage... il faut donc jusqu'à 400 000 pistils pour donner un petit kilo de safran! Le safran est délicieux avec les fruits de mer, il est aussi indispensable pour la réussite d'une bonne paella et du risotto à la milanaise. On doit ABSOLUMENT le faire infuser dans un liquide chaud avant de l'intégrer aux plats sinon ses saveurs ne s'épanouissent pas complètement. En boucherie spécialisée et épicerie fine.

Fleur de sel: c'est la mince couche de cristaux qui se forme à la surface des marais salants, par l'action évaporatrice du vent. Les paillettes ont une texture croquante très caractéristique, c'est merveilleux ajouté à la dernière minute sur une viande, un poisson, une salade, ou même dans certaines préparations sucrées, comme le caramel à la fleur de sel. En boucherie spécialisée et épiceries fines.
Le thé matcha: il s'agit d'une poudre de thé vert japonais ultra fine qu'on utilise pour la cérémonie du thé mais aussi en pâtisserie et confisserie. Il est bourré d'acides aminés et a été récupéré comme "aliment miracle anti-cancer" et se trouve maintenant sous toutes les formes possibles, même dans les shampoings! Il est dispendieux (heu... pas celui que j'ai acheté pour la pâtisserie, par contre, lui est probablement ultra bas de gamme mais répond tout à fait à ce pour quoi je l'ai acheté). Son goût légèrement âcre et sa couleur verte en rebute certains, moi je trouve ça délicieux! Acheté vraiment pas cher chez Anatol (Saint-Laurent coin Dante), mais se trouve aussi dans les épiceries japonaises et les maisons de thé pour une meilleure qualité (Camélia Sinensis, entre autre).

Black mint péruvienne ou huacatay: une purée de cette herbe pas du tout connue ici, donc introuvable à l'état frais. J'avais goûté une réduction de jus de lama au huacatay dans un restaurant péruvien à Montréal (Mochica, pour ne pas le nommer), qui accompagnait un filet mignon de lama... ouf, quel délice! Je n'ai toujours pas été me chercher mon lama à Compton, donc le pot attend toujours son heure au congélateur (d'où sa mine lamentable). Acheté à La Dépense, au Marché Jean-Talon.

Citronnelle hachée congelée: ça le dit, c'est de la citronnelle hachée congelée, très pratique car on en a à l'année et elle est déjà en petits morceaux. En épicerie asiatique, au rayon surgelé.
Pâte de vanille: c'est une pâte de gousses de vanille! Très pratique quand on veut les grains, le goût de la vanille, mais qu'on a pas de gousses sous la main (ou qu'on est trop lâche pour la couper, la gratter, l'infuser). Un coup de pompe et hop, c'est fait! Attention, c'est quand même dispendieux... acheté chez Olive et Épices, au Marché Jean-Talon.
Les légumes:

Le brocoli chinois ou gai lon: un légume vert croquant et délicieux, parfait pour les sautés minute. Il se consomme cru ou cuit. Contrairement à notre brocoli occidental, le légume est principalement constitué de feuilles et de tiges et on le mange en entier. En épicerie asiatique.


La chayotte: aussi nommée christophine et chouchou, la chayotte a une texture de courge d'été croquante, elle est consommée dans les Antilles et en Asie. On peut la manger cuite (vapeur ou bouillie) ou crue en salade. En épicerie asiatique et d'Amérique latine.

Les autres:

Farine grillée: c'est tout simplement une farine blanche de blé qu'on a fait griller à la poêle ou au four. Elle perd ainsi une partie de son pouvoir de liaison, donc on doit en ajouter plus dans les ragoûts pour les épaissir. On peut l'acheter déjà grillée ou le faire à la maison (c'est très simple et plus économique). Au Québec, elle est absolument indispensable à la réussite du fameux ragoût de boulettes!

Marrons pelés et rôtis: Des marrons déjà pelés et rôtis, prêts à l'emploi. On les trouve en sachet de différentes grosseur à l'année, dans la section des fruits et légumes en épicerie. Très pratique pour les préparations tant sucrées que salées! Dans certaines épiceries. Je les achète chez Milano, sur Saint-Laurent coin Dante.

Raviolis chinois- jiaozi porc et chou chinois

Pour terminer mon repas asiatique, bien entendu, on ne pouvait passer à côté des jiaozi, LE plat favori de l'invitée de marque de ce souper. Bon, quand elle m'a dit qu'elle rêvait d'en manger des tonnes, j'ai soupiré intérieurement... merde! Pas que j'aime pas faire un à un les petits chaussons... mais dieu que c'est long!!

J'ai donc divisé la recette par deux (c'est donc une demi recette que je vous propose ici), histoire de ne pas mourir d'ennui en cuisinant et surtout histoire de ne rien gaspiller: pas envie de m'éreinter (si on peut vraiment s'éreinter à faire ça) à plisser les petites pochettes une à une alors qu'elles sont vouées à garnir le fond des poubelles (là je suis de mauvais foi, je sais bien que La Mouette se serait fait un plaisir de manger la balance des jiaozi bien froids au milieu de la nuit).

Bon, les photos sont horribles, je sais... mais il faisait très noir quand j'ai terminé de cuisiner, et je me suis dit que vous préféreriez des photos moches à pas de photo et pas de recette du tout.

On peut varier les garnitures, mais je vous suggère de garder à la base la quantité de viande (ou crevettes hachées et viande) et de chou chinois. Vous pouvez y ajouter des champignons, des châtaignes d'eau au goût pour parfumer et donner un croquant.

Dans cette recette, les jiaozi sont cuits à grande eau bouillante plutôt que vapeur. J'ai fait des tests de cuisson et le mieux c'était 4mn à 4mn30sec, pour ensuite bien les égoutter puis les faire revenir dans une grande poêle huilée pour rendre la pâte bien croustillante. À vous de voir quel type de cuisson vous sied le plus.
Raviolis chinois "jiaozi" porc et chou chinois (ça m'en a donné dans les 35)

150g de chou chinois finement haché
1/2 c. à thé de sel
225g de porc haché (moi, moitié porc, moitié poulet)
50g de ciboulette ciselée
1 1/4 c. à soupe de sauce soja claire
1/2 c. à soupe de vin de riz chinois
1 c. à soupe d'huile de sésame grillé
1/2 c. à soupe de gingembre finement haché
1/2 c. à soupe de fécule de maïs
pâtes à jiaozi du commerce
pour servir: vinaigre de riz rouge, sauce du commerce, sauce de soja additionnée d'un peu de vinaigre et de piment fort etc.

Mélanger le chou et le sel, laisser dégorger 30mn. Bien égoutter le chou, ajouter le porc, la ciboulette, la sauce soja, le vin de riz, l'huile de sésame, le gingembre et la fécule et bien mélanger.

Disposer une cuillère à thé de farce au centre de chaque galette. Humecter légèrement le bord de la pâte et la replier en demi-lune. À l'aide du pouce de l'index, former de petits plis sur la partie supérieure. Avec l'autre main, presser les deux bords opposés afin desceller le ravioli. Disposer à mesure les raviolis sur une plaque légèrement saupoudrée de fécule de maïs.

Porter de l'eau à ébullition dans une grande casserole, y plonger la moitié des raviolis en remuant, et porter de nouveau à ébullition. Laisser cuire 4 mn environ (la farce doit être cuite mais la pâte pas trop gonflée et molle, à vous de voir le nb de minute qui vous convient). Retirer les raviolis et les égoutter. Manger tel quel ou faire revenir dans un peu d'huile dans une grande poêle.

Servir avec du vinaigre de riz rouge ou une sauce au choix pour y tremper les jiaozi.
Source: Chine -saveurs du bout du monde, Michel Lafon

lundi 2 février 2009

Moi et Michelle Obama mises à nue sous une même couverture...

Ha ha, avec un titre pareil, je risque de décevoir quelques personnes qui s'amusent à "googler" Michelle Obama en espérant trouver des photos compromettantes d'elle...

Bref, à la demande d'amis qui n'ont pas trop l'intention d'acheter le très raffiné "La Semaine" je mets des photos du petit article en question.




Je n'aurais par contre qu'une question... comment se fait-il qu'on publie sans même m'en avertir ou me le demander de quelle que façon que ce soit une de mes photos? Recherchiste de mon coeur, une petite note pour toi en plus d'un gros merci: ce serait chouette d'envoyer un courriel aux blogueurs que vous "présentez" dans cette revue et surtout dont vous publiez une photo personnelle, afin de les avertir de la chose. Et surtout, ça leur permettrait de ne pas rater la publication, pas que "La Semaine" ne soit une revue d'une finesse extrême et d'une qualité intellectuelle indéniable, mais... je dois admettre que personne de mon entourage ne l'achète et que probablement, si ce n'eut été d'une gentille forumeuse, je n'aurais jamais su qu'on parlait (un peu) de moi là dedans! Bref, je vais pas me gêner pour publier ici des photos, donc, de cette revue que je découvre en même temps que la plupart de mes lecteurs j'imagine. J'ai quand même appris des trucs étonnants dans ce bout de papier: vous saviez qu'au Québec, on avait notre femme-loup maison, qui séjourne en recluse dans une cabane en terre, accompagnée de son chat, des ses poules et qui dors réchauffée par le souffle humide et rance d'une famille de lamas? Vous ne saviez pas?
Je me dois absolument d'éditer ce billet: Tssssss! Zola m'a fait remarqué (je n'avais tellement pas remarqué ça!!) qu'il était inscrit "blogosPÈRE"...

Bouchées thaïlandaises "sweet and sour" de porc sur feuilles de bétel (ou la lôt)

Voilà LA bouchée de mon repas asiatique qui m'a le plus renversée: quelle découverte fascinante que le la lôt! En fait, dans la recette d'origine, on devait utiliser des feuilles de bétel pour servir de support aux bouchées. J'ai uniquement trouvé des feuilles de la lôt, qui on doit se le dire, ressemblent à s'y méprendre à des feuilles de bétel (sauf qu'elles sont plus tendres à ce que j'ai cru comprendre de l'aide appréciée de la blogueuse Manon).
La grosse grosse différence entre ces deux plantes? C'est que le la lôt, contrairement au bétel, se mange cru. Ainsi, on a pu déguster les bouchées entières, garniture et support inclus et le mélange des saveurs et ABSOLUMENT INCROYABLE! Je ne sais pas trop comment définir le goût du la lôt... un mélange de verdure, de parfum exotique et de poivre.
Le mélange de viande caramélisée, légèrement épicé, sucré, l'acide de la pulpe de tamarin, avec le parfum puissant des crevettes séchées et le croquant des arachides grillées n'est pas en reste: quelle explosion de saveur toute en finesse, c'est... étrange et envoûtant comme mélange, à faire et refaire, juste pour voir le visage intrigué de mes invités!

Bouchées thaïlandaises sur feuilles de bétel (ou la lôt) : miang kham (16 bouchées)

2 c. à soupe d'huile d'arachide (moi, moins)
4 échalotes asiatiques finement tranchées (moi, 2 oignons)
2 gousses hachées
150g de poulet ou porc émincé
2 c. soupe de sauce poisson
1 c. soupe de purée de tamarin*
1 c. soupe de crevettes séchées, écrasées au mortier
2 c. soupe de sucre de palme
1 cm de gingembre frais, râpé
2 piments oiseaux finement tranchés (graines et membrane blanche enlevés)
1 c. soupe de cacahuètes grillées, hachées
1 c. soupe de coriandre hachée
16 feuilles de bétel ou la lôt
quartiers de citron vert, pour servir

Chauffer l'huile, faire revenir l'échalote et l,ail, puis la viande jusqu'à ce qu'elle soit opaque. Ajouter la sauce poisson, la purée de tamarin, les crevettes, et le sucre de palme. Laisser cuire jusqu'à ce que le mélange devienne marron et collant. Ajouter le gingembre, les piments, les cacahuètes et la coriandre.

Disposer les feuilles de bétel (ou la lôt) sur un plat et déposer un peu de mélange au centre de chaque feuille. Servir avec des quartiers de citron vert (on mange la feuille si il s'agit de la lôt, on ne la mange pas si il s'agit de bétel).
*La pulpe de tamarin: on peut acheter de la purée de tamarin et la diluer légèrement avec de l'eau bouillante pour pouvoir plus facilement retirer les graines en passant le tout dans une passoire fine
Source: Thaïlande saveurs du bout du monde, Michel Lafon, bouchées sur feuilles de bétel

Palets de millet tomates séchées, cheddar fort et tapenade, mayonnaise épicée à l'harissa

Mise au défi de cuisiner le millet (millet qui, si j'en consomme journalièrement dans mon pain multigrain et parfois sous forme de "tourtière" végétale du commerce, n'est pas au menu autrement) j'ai choisi plutôt que de tenter une recette glanée sur le net à tout hasards, de dangereusement improviser un petit quelque chose qui, je l'espérais, serait tout de même mangeable.
Si, après la cuisson du dit millet, j'étais assez septique vu la texture pâteuse de la chose (je vous suggère de cuire le millet de la même façon que vous le faites normalement, en respectant simplement le 1/3 jus de tomate ou légumes, 2/3 eau. La manière que j'ai utilisé à mon sens n'est pas tout à fait au point, même si dans cette recette, elle donne un résultat impeccable), j'ai commencé à reprendre confiance quand j'ai goûté l'appareil avant de façonner les palets. Les goûts sont bien balancés, c'est délicieux et une fois cuits, les palets sont bien croustillants à l'extérieur, ce qui règle le cas du "pâteux" du millet
J'ai tout de même fait une petite mayonnaise minute, bien épicée comme je l'aime. Les palets sont bons comme ça, mais avec la mayonnaise, ils sont très bons. Assez bons pour que Louis en mange 3 1/2 et que Paulette, la chatte névrosée de la maison, décide que le millet avait goût de poisson dans sa tête de chat lobotomisé. Elle a tenté de nous voler la balance du repas, la chipeuse! Et... elle a réussit à engouffrer quelques bouchées avant que je débute avec elle (à son grand désarroi) une course poursuite à travers l'appartement en hurlant comme une timbrée.

Palets de millet aux tomates séchées, cheddar fort et tapenade, mayonnaise épicée à harissa (8 palets)

2 tasses 1/2 de millet cuit (1/3 jus de tomate, 2/3 eau)
1/2 tasse de fromage cheddar extra fort râpé
1/2 tasse de poireau cru finement haché
1 c. soupe de tapenade d'olives noires
1/2 tasse de tomates séchées hachées
1 oeuf
1/2 tasse de chapelure
sel et poivre au goût

Cuisson du millet (cette version est relativement pâteuse, ce qui n'affecte en rien le résultat final des galettes, mais vous pouvez très bien préférer utiliser votre propre mode de cuisson, l'important c'est d'utiliser 1/3 jus de tomate, 2/3 eau et d'obtenir à la finale 2 1/2 tasse de millet cuit): faire revenir dans une casserole 90g de millet (1/2 tasse) à sec, durant 2 minutes, en brassant constamment. Laisser légèrement refroidir, puis ajouter 150ml de jus de tomate (ou légumes) et 350ml d'eau. Amener à ébullition, brasser et couvrir, puis laisser cuire très doucement une petite demi heure, le temps que le millet absorbe bien le liquide. Retirer du feu et laisser reposer à couvert encore quelques minutes. Réserver au frais.

Mélanger le millet froid, le fromage, le poireau, la tapenade, les tomates séchées, l'oeuf et la chapelure. Assaisonner au goût (on pourrait ajouter du basilic frais). Façonner 8 palets avec les mains, puis les faire dorer à feu mi-fort dans une grande poêle où vous aurez pris soins de faire chauffer un peu d'huile d'olive ou de canola. Il faut bien faire dorer les palets pour qu'ils soient croustillants à l'extérieur et tendre à l'intérieur.
Servir bien chaud avec une petite mayonnaise épicée à l'harissa et une salade verte.
Mayonnaise épicée à l'harissa
mayonnaise
yogourt (même quantité que de mayonnaise ou un poil moins)
harissa au goût (moi, beaucoup!!)
poivre

Mélanger les ingrédients, rectifier l'assaisonnement.

Source: pas de source à part moi et mon génie indéniable! ;)